Art funéraire


Un monument aux morts est un monument érigé pour commémorer et honorer les soldats, et plus généralement les personnes, tuées ou disparues par faits de guerre. Il en existe de plusieurs types :

  • les cénotaphes (monuments mortuaires n’abritant aucun corps), généralement dans le centre d'une ville ou d'un village, mais qui ont aussi été, après la Première Guerre mondiale, élevé dans les entreprises, les écoles, les foyers fréquentés par les disparus de leur vivant ;
  • les mémoriaux, monuments nationaux élevés sur les champs de bataille ou les cimetières militaires, abritent les tombes de soldats, parfois des centaines de milliers.

Monuments aux Morts, place Glotin

Inauguré le 11 novembre 1932, cours de Chazelles à l'angle de la rue Chaigneau, le monument aux morts est réalisé en granit par le sculpteur rémois Paul Lefebvre sur une idée de l'architecte Léon Héry. En juin 1949, il est déplacé place de la Libération puis à nouveau en octobre 1961 à son emplacement actuel, place Louis Glotin.

La statue placée au sommet du monument symbolise l'abnégation et le sacrifice sur l'autel de la Patrie. Sur le piédestal sont représentés un soldat et un marin. Une cavité centrale est prévue pour recevoir le Livre d’or contenant les noms des Lorientais morts pour la patrie.

En 1923, un Comité du monument aux morts est mis en place par la municipalité. Celui-ci est chargé de recueillir des fonds en supplément des subventions municipales, départementales et nationales. En 1925, suite à un différent avec le président du comité, le maire décide le retrait de la subvention de 50 000 francs de la Ville pour l’édification du monument. C’est le point de départ de la confrontation entre le Comité du monument aux morts, qui souhaite orner le monument avec la représentation d’un ouvrier et d’un matelot-pêcheur et l’Union nationale des combattants qui veut y voir un soldat et un marin . Les anciens combattants et leurs familles perçoivent la volonté du Comité comme un affront, un mépris. À l’origine, le monument reçu au concours le 14 octobre 1926, devait être inauguré le 1er septembre 1927, mais les querelles concernant sa décoration ont retardé son édification. En 1929, le nouveau maire apaise les tensions et inaugure trois ans après le monument aux morts de la Ville de Lorient.

Il rend hommage aux Morts pour la France des guerres 1914-1918, 1939-1945, des guerres coloniales de 1954 à 1962 (Indochine, Tunisie, Maroc, Algérie) et aux déportés de la Seconde Guerre mondiale.

Une cavité centrale est prévue pour recevoir le livre d'or de tous les Lorientais morts pour la Patrie. Une borne interactive encastrée dans un mur situé à proximité du monument est inaugurée en novembre 2018. Elle permet d'avoir les noms de tous les Morts pour la France lorientais. Cette liste ainsi que des éléments historiques sur les guerres sont  également disponbies sur le site mortspourlafrance.lorient.fr 

Seize pierres anciennes sont disposées autour du Monument aux Morts de la place Louis Glotin. Il s'agit de pierres récupérées de l'ancien lavoir Saint-Christophe.

Monument aux Morts - cimetière de Carnel

Il est réalisé en 1903 par l'architecte lorientais Gallot grâce à une souscription publique et avec l'aide du comité lorientais du Souvenir Français.

Le monument est situé au centre du carré militaire , au cimétière de Carnel.

Plus d'informations pour ce carré militaire et ce monument sur  le site mortspourlafrance.lorient.fr

Monument aux Morts - cimetière de Keryado

Il est réalisé en 1921 par le sculpteur Pierre Lorenzi, issu d'une célèbre lignée de mouleurs d'art toujours en activité aujourd'hui.

Keryado, quartier anciennement rattaché à la commune de Ploemeur, a été une commune indépendante du 18 avril 1901 au 1er octobre 1947. A cette date, Keryado est rattaché à la commune de Lorient.

Tombeau d'Auguste Brizeux

Monument réalisé en 1858 par le sculpteur parisien Antoine Etex. Le médaillon est en marbre.

Situation dans le cimetière de Carnel : carré 29 - tombe 18

Sur la tombe on peut lire l'inscription suivante en breton : "Brizeux, Barz biéo melen, aman a zo beziet Hennez, a wir galon, garé er vretone"

Ce qui signifie : "Brizeux, barde aux blonds cheveux est ici inhumé celui là, d'un vrai coeur aima les bretons"

Tombeau de Louis Bodélio

Une souscription est lancée en 1887 par la municipalité pour ériger un médaillon sur la tombe du docteur Bodélio au cimetière de Carnel.

Le monument est à l'image du personnage : discret, austère et loin du paraître.

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