L'école Bisson


Conçus dans le même temps, dès l’adoption du nouveau plan de ville, les projets des écoles de Merville et Bisson vont devenir emblématiques de la renaissance de Lorient.

L’une, l’école de Merville, fait le lien avec une architecture connue et acceptée tout en utilisant une méthode de construction nouvelle. Elle devient une étape technique primordiale pour la décennie à venir.

L’autre, l’école de Bisson, est une véritable démonstration esthétique, instituant de nouveaux usages, bouleversant les habitudes urbaines.

Les deux projets sont étroitement suivis par Georges Tourry qui saisit la valeur d’exemple qu’ils auront sur la population, l’un comme le signal de départ, l’autre comme celui d’un renouveau.

Contrairement à celle de Merville, reconstruite à son emplacement, cette école est une création. Elle répond à la perte des locaux scolaires contigus à l’ancienne salle des fêtes (l’école des quais) et à une partie de l’ancien lycée Dupuy de Lôme. Conçue pour accueillir les enfants habitant le centre-ville et le futur quartier de l’Eau Courante, elle conservera longtemps le nom de « l’école du centre ». Elle est située sur un terrain militaire, la caserne Bisson dont une partie est laissée à la ville par la Marine nationale en dédommagement de la perte de terrains proche de l’enceinte de l’arsenal. Longeant cet îlot appelé « arsenal de terre », une petite place accueille la statue d’Hippolyte Bisson anciennement placée en partie haute du cours de la Bôve. Par cette double circonstance, l’école prend le nom « d’école Bisson ».

Le projet reste fidèle aux principes traditionnels mis en place à la fin du XIXe siècle : une séparation nette des bâtiments affectés à la maternelle, aux filles et aux garçons, avec pour chacun sa cour attribuée. La mixité des écoles ne s’impose qu’au cours de la décennie suivante. De cette contrainte, Georges Tourry tire une composition urbaine novatrice qui influe sur la reconstruction des îlots du centre-ville.

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