L'école de Merville


Conçus dans le même temps, dès l’adoption du nouveau plan de ville, les projets des écoles de Merville et Bisson vont devenir emblématiques de la renaissance de Lorient.

L’une, l’école de Merville, fait le lien avec une architecture connue et acceptée tout en utilisant une méthode de construction nouvelle. Elle devient une étape technique primordiale pour la décennie à venir.

L’autre, l’école de Bisson, est une véritable démonstration esthétique, instituant de nouveaux usages, bouleversant les habitudes urbaines.

Les deux projets sont étroitement suivis par Georges Tourry qui saisit la valeur d’exemple qu’ils auront sur la population, l’un comme le signal de départ, l’autre comme celui d’un renouveau.

L’école d’avant-guerre était constituée d’un chapelet de bâtiments dessinant l’angle de l’avenue de la Marne et de la rue Jean Jaurès d’une façade fortement rythmée. Utilisant l’esthétique courante des bâtiments communaux de cette fin XIXe siècle, à base d’encadrements de briques sur fond blanc, l’ancienne école date de 1876. L’entrée en angle, surmontée d’une horloge restera longtemps la porte emblématique du faubourg de Merville.

Cet angle de rue est primordial dans le plan du nouveau Lorient et la construction de la nouvelle école se devait de traiter ce partage des voies, l’une vers le port, l’autre vers Ploemeur. Visible du centre ville, l’escalier vitré apporte une réponse monumentale. C’est le cas également de l’entrée principale avenue de la Marne, tandis que l’entrée de la maternelle, rue Jean Jaurès, adopte une échelle plus domestique, aux volumes découpés, aux murets et espaces plantés en harmonie avec ce quartier de maisons individuelles. Par ses lignes épurées et son unité de matériaux, l’école de Merville dessine clairement le carrefour.

Quelques années plus tard, le volume circulaire des halles de Merville, accentuera le traitement plastique de cet ensemble urbain.

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