Marie Louise Collet, née le 27 mai 1880 à Baud (Morbihan), est femme de chambre à Lorient quand elle épouse Jean-Louis Bouëdec. Ce dernier, né le 3 octobre 1877 à Ploumévézel (Finistère), est quant à lui, maçon à Lorient. Leur mariage a lieu le 27 juin 1903 à Lorient. En 1912, il devait accomplir une période d’exercices aux sapeurs-pompiers mais il en est dispensé.
Jean-Louis Bouëdec est mobilisé le 3 août 1914 en tant que sapeur-pompier. Le 28 mars 1917, il passe au 86e régiment d’infanterie dans la 10e section d’infirmiers militaires et se retrouve au Front. Marie-Louis Bouëdec, pour subvenir aux besoins de la famille, ils ont quatre enfants), elle travaille alors pour l’Armée à la fabrication des munitions. Tous les jours, elle prend le bateau pour se rendre à l’usine pyrotechnique de l’île Saint-Michel. Les enfants sont alors livrés à eux-mêmes, surveillés parfois par la bouchère de la rue de l’Assemblée Nationale. Louis, le troisième garçon né en 1911, a été particulièrement marqué par l’absence de ses parents, surtout par la fatigue de sa mère et ses cheveux blanchis par la poudre des munitions quand elle rentrait le soir.
Au retour de son mari, Marie continue de travailler mais au port de pêche. Elle ne parlait pas de cette période difficile de la guerre, son mari non plus. Mais Hélène Bouëdec-Ropars garde, de son grand-père, le souvenir d’un homme jovial.