Jean Michel Marie Etienne Noblet (1885-1914), fils de Joseph et de Marie Françoise Magado, est né le 3 août 1885 à Guidel. Il effectue son service militaire au 161e régiment d'infanterie en 1906. Libéré de ses obligations en 1908, il est affecté au 62e régiment d'infanterie de Lorient. Le 25 janvier 1912, il épouse Marie Anne Pendeliau, couturière à La Bellevue (Guidel). Le couple s'installe alors à Quehellio-Sachoy en Ploemeur. Le 3 août 1914, quand il est mobilisé à Lorient au 262e régiment d'infanterie de réservistes, sa femme est enceinte. Il part aux armées le 7 août et arrive le 27 dans la Somme. Lors des combats des ponts de Somme (27-28 août), le régiment perd entre 600 et 700 hommes. Jean Noblet est porté disparu le 28 août, sans que l'on sache exactement où et à quel moment de la journée il est mort.
Son fils, Jean Louis Michel Noblet naît le 21 septembre 1914 à Ploemeur et le 26 octobre suivant, sa mère obtient une aide de 0,50 centimes, dans la cadre du secours pour soutiens de famille mobilisés. Le 7 mai 1916, le maire de Ploemeur écrit à la famille Noblet afin de transmettre les condoléances du ministre de la guerre, pour la disparition du soldat, présumé blessé. Afin de régulariser la situation, le ministère des pensions engage à partir du 30 juillet 1920, une instance en déclaration judiciaire. Le décès de Jean Michel Noblet n'est transcrit dans les registres d'état civil de Ploemeur que le 6 décembre 1920 après le jugement déclaratif du tribunal de Lorient en date du 26 novembre. Le 21 juin 1921, le chef de bataillon major du 62e RI informe la famille qu'ils ont besoin des coordonnées postales de la personne à qui ils pourront adresser le diplôme d'honneur des militaires " Morts pour la France ". En 1921, Marie Noblet se remarie avec Joseph Lesquer. Blessé durant le conflit, il passera toute sa vie avec un éclat d'obus dans la poitrine. À part le fait qu'il a un grand-père mort à la guerre, Jean Raymond Noblet ne connaît rien de cette histoire jusqu'en 2009. Cette année-là, les demi-sœurs de son père, décédé en 1997, lui remettent une enveloppe contenant des documents datant de la Première Guerre mondiale ainsi que la Croix de guerre et la Médaille militaire obtenues par son grand-père à titre posthume.