Jérôme Paul Cornil Debruyne (1890 – 1963) est né à Steenvoorde le 26 juillet 1890, arrondissement de Hazebrouck dans le département du Nord. Ses parents se sont mariés le 28 novembre 1881. Son père, Auguste Debruyne, journalier, est né le 5 décembre 1841 à Clercken en Belgique. Sa mère Stéphanie Léonie Cleenewerck, dentelière, est née le 10 mars 1855 à Steenvoorde. En 1914, alors cordonnier à Steenvoorde, le réserviste Jérôme est rappelé à l’activité. Il arrive au 4e régiment de cuirassiers de Cambrai, le 4 août. Le 1er juin 1916, il est affecté au 9e régiment de cuirassiers à pied. Au front dès le départ, il obtient sa première permission entre le 5 et le 9 septembre 1915. Entre le 25 septembre et le 16 novembre 1916, il est évacué du front vers une formation sanitaire pour une raison inconnue.
Il y rencontre Jeanne Louise Raulain (1894 – 1986) une infirmière volontaire de la Société Française de secours aux blessés militaires (Croix rouge), cultivatrice bretonne née le 1er juillet 1894 à Plumelin. Ils tombent amoureux. Il l’épouse le 14 février 1917 à Guénin, où les parents de celle-ci, Louis Raulin et Louise Le Bohec sont cultivateurs.
Le 5 mai 1917, il est blessé lors d’un combat à Laffaux. Le 9 mai, il est une nouvelle fois évacué du front. Blessé par éclat d’obus, il se retrouve avec une large plaie à l’épaule gauche. Il est dirigé vers l’hôpital mixte d’Argentan. Le 14 mai, il est redirigé vers l’hôpital auxiliaire n°33 à Timoutiers. Le 16 août, il quitte l’hôpital pour partir en convalescence. Il va pouvoir voir sa fille Francine née le 2 août 1917 à Guénin. Ils auront sept enfants : quatre garçons et trois filles), qui n’auraient jamais vu le jour sans cette guerre. Il revient de sa convalescence le 3 septembre et est réaffecté au 12e escadron du train. Toutefois, il ne retourne pas tout de suite au front. Il reste à l’hôpital jusqu’au 15 janvier 1918. Il est mis en congé illimité le 18 juillet 1919. Le 23 juillet 1920, son changement de domicile dans la subdivision de Lorient à Remungol est pris en compte. Il est alors affecté au 2e régiment de chasseurs pour une nouvelle mobilisation éventuelle. Au milieu des années 1950, le cordonnier et sa femme quittent Remungol et viennent vivre à Pendreff en Lanester dans une baraque française de la reconstruction sur des terrains appartenant à Lucien Allain et à leur fille aînée Francine.
Jérôme Debruyne décède à Lanester le 18 avril 1963. Son épouse restera dans la baraque jusqu’à son décès le 16 juin 1986.