De 1942 à 1944, le secteur de Lorient est systématiquement fortifié pour protéger au maximum la base de sous-marins de Lorient . En effet, dès le 14 décembre 1941, Hitler décide de constituer le Mur de l’Atlantique. Après l’entrée en guerre des États-Unis, l’idée de ce mur est d’éviter que se constitue un second front à l’Ouest, alors que l’Allemagne poursuit l’invasion de l’URSS.
Août 1944, le Festung (forteresse) Lorient prend tout son sens. Le titre de forteresse n’est utilisé que lorsqu'une zone est si lourdement fortifiée qu'elle est considérée comme impossible à conquérir. Le port de Lorient est le plus grand port de sous-marins (Untersee-boot : U-boot) allemands en France qu'il faut protéger coûte que coûte.
Pour les Allemands, la défense des bases de sous-marins et des grands ports est prioritaire. Il s’agit de maintenir intact le potentiel de destruction des forces Alliées, mais également d’empêcher que les ports deviennent les têtes de pont d’un débarquement. Le Pays de Lorient est donc transformé en camp retranché allemand impliquant des moyens matériels considérables. De la Laïta à la rivière d’Étel, est établie une ligne de défense allemande ponctuée de dizaines d’ouvrages défensifs, notamment sur les collines.
À l’intérieur de ce premier dispositif, sont emboîtées trois lignes de repli défensif, de plus en plus resserrées. La forteresse (Festung en allemand) de Lorient est mise en place.
La ligne de défense commençe à Kerpape sur la côte à environ deux kilomètres à l’Ouest de Lorient, va vers le nord jusqu’à passer à l’Est de Ploemeur, s’incurve là vers le Nord-Est, passe par les collines de Penhoat et à la limite Nord-Ouest de Keryado et atteind le Scorff au niveau de la poudrière nord à 1 500 mètres au nord de Kerdual. Puis cette ligne traverse Le Scorff, longeant Lanester par le Nord prenant 500 mètres plus loin, la direction du Sud-Est et traverse les collines au nord du Pont du Bonhomme atteignant le Blavet avant de revenir au-delà de la rivière. Le front court à l’est sur environ 500 mètres. Le pourtour total s’en trouve réduit à 24 kilomètres. En un an et demi, sur 600 ouvrages défensifs prévus, près de 400 sont achevés ; 100 petits ouvrages pour canons de 50 cm, canons antichars, mortiers, lance-flammes et autre nid de mitrailleuses.
D’anciennes fortifications du littoral, tout comme des batteries d’alerte et des réserves françaises sont réutilisées et renforcées : Gâvres (1920, modernisée en 1939) ou construite pour la guerre comme à Kergroix (Quiberon). Il compte au total plus de 400 blockhaus dont des nids de mitrailleuses, tours de guet, hôpitaux souterrains, ateliers de maintenance. Il faut y ajouter les ouvrages côtiers, depuis la cote 40 à Guidel jusqu’à la Falaise d’Étel, le contrôle de Belle-Île et de Groix, les batteries de gros calibre du fort de Grognon à Groix et du Bégo à Plouharnel. La forteresse dispose également d’un impressionnant dispositif anti-aérien : 340 canons en tout, dont 90 d’au moins 75 m/m. Le Festung est conçu comme un château-fort du Moyen-âge, avec une nuance de taille puisqu’il est complètement adapté aux armements de son époque.
La batterie Seydlitz de Groix, orientable sur tout l’horizon, a une portée de 30 kilomètres La batterie de 340 de Plouharnel a quant à elle 40 kilomètres de portée.
La défense antiaérienne de Lorient
En même temps que se construit la base, les Allemands édifient l’aérodrome de Lann-Bihoué. Ces deux sites représentant des objectifs de choix pour l’aviation anglaise dans un premier temps, puis pour l’aviation Alliée après l’entrée en guerre des États-Unis, la présence d’une Flak (DCA) sur Lorient est donc rapidement décidée.
Dans un premier temps, trois groupes d’artillerie antiaérienne de la Marine (Marine Flak abteilung : abréviation MAFLA) équipés de canons de 105 mm Flak et de pièces de 20 et 40 mm viennent se positionner autour du périmètre à protéger. Il s’agit des MAFLA 704, 806 et 807. Placés un temps sous les ordres du régiment de la Luftwaffe (armée de l’air) du colonel Wântig, il vont prendre leur autonomie en tant que DCA de Marine.
Le 1er avril 1941, le capitaine de corvette Bâr prend les fonctions de commandant des trois groupes. Le 1er septembre, ils sont tous regroupés sous la forme d’un régiment, le régiment de DCA de Marine n°20. Le commandement est assuré dans un premier temps par le capitaine de frégate Grothewahl, puis à partir de février 1943 par le capitaine de vaisseau Von Harnier.
En mai 1942, le MAFLA 708 est affecté aux îles de Groix et de Belle île qui devinrent ainsi des bastions avancés de la défense antiaérienne de Lorient. Au printemps de 1943, deux nouveaux groupes d’artillerie dotés de pièces encore plus puissante (105 mm Flak double, 128 mm Flak) rejoignent la DCA de Lorient. il s’agit des 817 et 818e MAFLA.
Le 20e régiment de DCA marine, fort de 7 000 hommes, de vingt batteries lourdes dans des emplacements bétonnés, de batteries mobiles de 75 et 88 mm et d’une multitude de pièces légères et moyennes est transformé début avril 1943, en IVe Brigade de DCA marine.
L’état-major de la DCA de Marine est installé au château du Ter à Ploemeur. Il dépend du commandement de la Marine de Brest et recoit ses informations tactiques de la division de DCA de la Luftwaffe de Rennes.
Peu à peu, l’organisation Todt construit des cuves bétonnées où les canons et les télémètres sont placés. À l’été 1944, tous les emplacements de batteries ne sont pas achevés. En effet, les cuves déjà construites ne seront pas dotées de coupoles blindées comme cela avait été prévu.
Début août 1944, quand les Américains atteignent Lorient, les batteries de la Flak sont alors utilisées à la défense terrestre : MAFLA 704 défend la rive Sud du Blavet, MAFLA 806 l’Ouest de Lorient, MAFLA 807 la zone située entre le Scorff et le Blavet, MAFLA 817 le Sud-Ouest de Lorient, MAFLA 818 (créé en avril 1945) le Nord et le Sud-Est de Lorient. La MAFLA 708 est rapatrié de Groix et Belle-Île et intégré dans le dispositif.
Bien avant cette transformation, la DCA de Lorient remplit la mission pour laquelle elle aété prévue. De nombreux avions sont touchés ou abattus. Du début à la fin des attaques massives de la RAF et de l’US AIR FORCE, les Allemands estiment à 100 les bombardiers détruits. Pour ce faire, la DCA est secondée par des appareils de détection.
Les batteries côtières allemandes de Lorient
Du 7 août 1944 au 10 mai 1945, la forteresse allemande de Lorient est assiégée par les troupes américaines et françaises : c’est la Poche de Lorient. Ce qui a empêché la libération de ce port, c’est la concentration exceptionnelle des moyens de défenses du Mur de l’Atlantique, notamment de l’artillerie lourde côtière. La base de Keroman prend très rapidement une importance stratégique considérable dans la bataille de l’Atlantique, aussi il apparaît vital pour les allemands, de la protéger efficacement. Des mesures de protection contre les avions sont prises par le déploiement de près de 30 batteries de DCA lourdes et une deuxième ligne de casemates pour l’artillerie de campagne est en outre installée. 36 000 mines sont posées.
La protection contre une éventuelle attaque de navires Alliés repose essentiellement sur la mise en place de batteries de côtes dotées d’artillerie lourde et protégées sous un épais cuirassement. D’après des documents d’archives, on peut estimer qu’il existe en juillet 1944, au moins 550 ouvrages pour assurer la défense de la Festung Lorient. Toutes sortes d’armes sont à disposition pour garnir ces blockhaus : artillerie de marine, pièces de campagne, canons antichar, armes automatiques sous coupoles blindées, mitrailleuses, mortiers et lance-flammes.
Lorient est aussi entourée d’un fossé antichar (3,5 m de large sur 2,5 m de profondeur). Une succession de points fortifiés (Widerstansnest et Stützpunkt) forment une ligne de feux ininterrompue du Pouldu à Carnac.
Fort du Talud
Située près du fort du Talud, cette batterie défend l’Ouest de l’entrée du port de Lorient.
Le fort est occupé dès 1940, les Allemands démontent les anciens canons français de 24 cm datant de 1876 et vandalisent le menhir du fort en y gravant une croix gammée.
Son armement est constitué de 4 pièces de 170 mm SKL/40 modèle 1902, de 27 km de portée. Les canons provenant du cuirassé Braunschweig, en cuves à ciel ouvert jusqu’au printemps 1944, sont placés sous de grosses casemates type marine M 270. Cette unité reçoit en renfort, 4 canons de 75 mm français modèle 1897 qui vont servir aux exercices de tir. La batterie dispose aussi d’un télémètre stéréoscopique de 5 mètres sous tourelle blindée et de deux coupoles périscopiques. Durant les combats de la Poche de Lorient, deux canons sont placés sur plates-formes pour pouvoir tirer vers la ligne de front terrestre.
Fort de Loqueltas
Devant le fort, la Kriegsmarine positionne quatre canons français de 164 mm Mle 93.96, de 19 km de portée sous casemates M 270. Ils protégent le Sud de l’entrée du port de Lorient. Le poste de direction de tir dispose d’un télémètre de 6 m sous abri. Les constructions bétonnées s’étalent à l’Est du fort, dont deux sont des casemates de Marine. Deux canons également placés sur plate-forme hors des blockhaus, pour pouvoir tirer vers le front terrestre. La position est renforcée par deux pièces de 105 mm SKC/32 en cuve.
La Batterie de Kernével
La batterie allemande qui dépend du commandement de la 2/264, de Larmor, est équipée de deux canons de 105 mm SKL/45 provenant du croiseur Berlin, placés sous casemates de type R 651. Leurs positions permettent de contrôler l’entrée du chenal portuaire. En 1944, la presqu’île de Kernevel, quartier général de la Base de sous-marins, choisit dès 1940 par l'amiral Karl Donïtz, devient une véritable forteresse avec édifices bétonnés.où sont déployés canons antichars et armes automatiques. La défense de cette position est renforcée à partir du moment où la Poche est formée, par cinq pièces de DCA de 105 mm SKC/32 en cuve.
Gâvres
La batterie de Gâvres croise ses feux avec les canons de Loqueltas et ceux de Groix, cette unité d’artillerie protége le Sud-Est de l’entrée du port. Les quatre canons de 105 mm (UTO L/45), montés sur affût de sous-marins et placés sous casemates M 270, remplacent à l’été 1943, des pièces de 75 mm (canon français mod / 97). Le PC, situé dans un bunker à deux étages, possède un télémètre de 3 mètres avec protection. Là aussi, deux pièces sont placées sur plates-formes à l’extérieur des blockhaus, pour pouvoir tirer vers le front terrestre.
Batterie Seydlitz (Groix)
En 1940 la position d’artillerie française de Groix se trouve au Fort du Mené, au Sud-Est de l’île. Cette batterie est armée de quatre canons de 120. Les Allemands vont quant à eux, utilser les forts de l’île pour le cantonnement des soldats. Ils installent une nouvelle batterie lourde au Nord-Ouest, près du fort du Grognon dont l'installation commence en 1943. Sa mission première est de défendre l’espace maritime à l’Ouest et au Sud de Lorient. Bien que sa construction n’est pas totalement achevée quand la Poche se constitue, les installations principales sont aptes au tir dès juillet 1944.
En 1942, la Marine allemande choisit d'annuler la production de ses grands navires de guerre de surface. La construction du croiseur lourd allemand Seydlitz est pourtant pratiquement terminée à Brème. Il est initialement prévu de l'armer avec huit canons de 203 Mm. SKL/60, montés dans quatre tourelles doubles (deux à l'avant et deux à l'arrière). Au lieu de cela, du fait de l'arrêt de la construction, les tourelles sont envoyées pour renforcer le mur de l'Atlantique. Celle de Groix est ainsi dotée de deux tourelles doubles de marine, modèle 1938 Krupp, (quatre canons de 203 mm), anciennes tourelle B et C du navire. Les deux autres tourelles sont implantées dans la Batterie de Karola sur l'île de Ré, au large du port de La Pallice et de la Rochelle.
À Groix, elles sont montées sur deux puits bétonnés à cinq niveaux et des bunkers à trois étages souterrains. C'est pourquoi, assez naturellement, les Allemands donnent au site le nom de batterie Seydlitz.
Les tirs de nuit peuvent être réglés grâce à un canon de 150 mm C/36 KRUPP qui tire des obus éclairants.
Le tir dirigé par télémètre Zeiss est installé sous coupole blindée. La coupole télémétrique blindée de 10,50 mètres est placée sur le poste de commandement, un abri bétonné à deux étages souterrains. Ce dernier est relié directement, par un tunnel protégé, à un blockhaus type Regelbau 622 (R 622) servant d'abri pour vingt soldats. D'autres blockhaus s'ajoutent sur le site, pour la défense rapprochée, pour l'abri des hommes de troupes, pour l'abri des munitions et également des points de défenses anti-aériennes.
Le canon de 150 mm d’éclairage dispose de son propre télémètre. Le radar maritime de la batterie est un Fumo 214 SEERIESE.
À l’été 1944, cette position d’artillerie, la plus moderne du secteur de Lorient, peut tirer à portée estimée à de 37 km, sur 360°.
Par exemple, le 7 août 1944, les tirs des canons stoppent au niveau de Pont-Scorff, la progression américaine.
Les obus de la batterie Seydlitz arriveront à atteindre en causant des dégâts considérables, les communes d'Hennebont, Languidic ou encore Brandérion. Le 17 janvier 1945, c'est le clocher de l'église de Nostang qui est ainsi détruit. Des tirs sont également signalés vers Quimperlé où encore sur les côtes environnantes libérées ou des zones de combat.
Fin octobre 1944, la batterie de Groix est en appui d’une offensive sur Sainte-Hèlène, à l’Est de la Poche. Le village de Sainte-Hélène est pris par les Allemands qui confortent ainsi leurs positions sur la rivière d’Étel. Les tourelles, par leurs portées et leurs forces d'impact, sont redoutées car elles peuvent anéantir n’importe quel poste FFI du front. Heureusement pour la Résistance, le général allemand Willhelm Farhmbacher est soucieux de préserver au maximum ses munitions dans l'hypothèse d'une offensive des Alliées de grande ampleur.
Batterie du Bégo (Plouharnel)
Dans les dunes, à l’entrée de la presqu'île de Quiberon, au lieu-dit Le Bégo, est établi en 1943, la plus puissante des batteries allemandes. Elle peut prendre sous son feu l'ensemble de la baie de Lorient, de Belle-Île à Groix. Pour cette batterie, les Allemands récupèrent sur le champ de tir de l'Armée française de Saint-Pierre Quiberon, trois canons Schneider de 340 mm montés sur des affûts sur voies ferrées. Ces canons datent de 1912 et étaient utilisés durant la Grande Guerre par l'Armée française. Pour installer les canons, les Allemands réalisent quatre cuves en béton de 36 m de diamètre. De chaque côté de la cuve sont placés deux abris pour les munitions. Les canons sont installés dans les cuves après démontage des trains de roulement. Chaque canon a un poids de 164 tonnes. Sa longueur totale est de 19,50 m dont 15,30 m pour le tube du canon. La portée maximale est de 44 400 m et l'obus pèse 432 kg. Contrairement aux autres batteries, ces canons ne sont pas protégés par des bunkers en béton. Le 16 février 1945, la batterie du Bégo tire sur la ville de Vannes, libérée depuis le 4 août 1944, faisant six morts.
À l'arrière de ces positions se trouve une tour de direction de tir, haute de 14 m. Cette tour abrite un télémètre de marine et différents appareils de visée optique. Cette tour et son bunker abritent également le poste de commandement de la batterie. À proximité est installé un radar "Würzburg See Riese" assurant la détection lointaine des navires. Autour des installations sont disséminés 60 bunkers servant de réserve à munition, d'abri pour le personnel ou de casemate de défense. En 1945, la batterie est desservie par 310 hommes.
Batterie Rossitten
Installée au Cosquéric à Ploemeur, elle compte 120 soldats allemands. Elle doit son nom à une ville prussienne de l’époque. Cette batterie fait partie d’un dispositif d’une vingtaine de batteries de Flak lourde, positionnées dans toute la région. Elle assure la défense antiaérienne de la base de sous-marins, du port et de l’aérodrome de Kerlin-Bastard, connu aujourd’hui comme la base aéronavale de Lann-Bihoué. Elle se compose de quatre gros canons de 105 mm et de deux canons plus petits mais aussi de deux radars, des projecteurs et d’un système de détection par le son.
Les postes de commandement allemands
Au Kernével (Larmor-Plage), les trois villas de la famille Ouizille (villas Kerosen, Margaret et Kerlilon) vont servir de quartier général à l’amiral Karl Dönitz d’octobre 1940 à mai 1942. La villa Kerlilon est réquisitionnée le 16 octobre 1940 pour devenir le poste de commandement de l’amiral. Un blockhaus semi-enterré, est construit devant la villa, créant comme une grande terrasse qui dénature le jardin d'avant-guerre. L’état-major se réunit pour prendre les décisions dans deux pièces appelées chambres de situation. La villa Margaret accueille un centre de transmission tandis que la villa Kerosen abrite le logement des officiers de l’état-major. Des casemates sont aussi construites dans le parc, pour abriter les divers stocks de munitions des batteries de DCA.
Au cœur de Lorient, les pavillons de l'Hôtel Gabriel reçoivent le poste de commandement de la Marine (commandant Walter Matthiae) et de la direction vichyssoise du port qui elle s’installera après l'évacuation de Lorient début 1943, à Caudan puis à Languidic. La Kommandantur terrestre siège à la Chambre de Commerce jusqu’en 1943.
Le poste de commandement de la Marine Artillerie Abteilung 264 ou MAA 264 (264e groupe d’artillerie de marine) est installé à Lomener sur la commune de Ploemeur. Celui de la MAFLA 806 à Kerlétu.
Enfin, le château du Ter à Ploemeur est réquisitionné par l’État-Major de la DCA de Marine (qui compte 7 000 hommes) et sert de logement aux officiers. Ce poste dépend du commandement de la Marine de Brest et ses informations proviennent de la division DCA de la Luftwaffe de Rennes. Sur le toit du château, est installée une tourelle d’observation, dont l’emplacement marqué par deux bandes de zinc est toujours visible. Environ 300 soldats sont logés à proximité dans des baraques en bois. Des bunkers sont élevés tout autour du parc, qui lui est transformé en potager. Dans un de ces blockhaus, le centre de commandement de la défense anti-aérienne (la FLAK) est relié à de nombreuses batteries de DCA. Une route permet l’accès direct du château à la base de Keroman mais également une voie ferrée qui assure le transport des ouvriers de l’organisation Todt au chantier de la base en longeant le Ter. À proximité, le château de Kerloudan abrite un centre émetteur radio.
Ouvrage militaires construits par les Allemands :
- Avenue du Polygone : Emplacement de tir en béton (interdire l’accès à l’avenue)
- La Villeneuve : Emplacement de tir pour mitrailleuse (défense du pont de Villeneuve)
- Kerabus : emplacement de tir pour mitrailleuses (DCA de Lorient).
Source : archives de Lorient fonds 5H ; 277 jours dans la poche de A. le Guen ; Lamarque Philippe
Texte et recherches de Romain Bodiou-Biglietto