Le Garrec Yves


Yves Le Garrec dit Commandant Yves
Militaire
Résistant

Fils d’instituteur natif de Ploemeur, Yves Le Garrec est né dans le Morbihan. Militaire engagé, il effectue toute sa carrière d’officier dans l’artillerie coloniale. Il participe à la Première Guerre mondiale.

En mai 1940, alors qu’il est en route vers l’Afrique Occidentale Française pour une ultime mutation, son navire est touché par un sous-marin allemand ce qui le blesse légèrement. Il retourne alors dans le Morbihan et s’installe à Larmor-Baden où il intègre le réseau de résistance Hector, avant de le quitter en 1942, ne supportant plus son côté anticommuniste. Il crée alors autour de lui un petit groupe de résistants, chargé d’effectuer des sabotages notamment entre Vannes et Auray à dont les actions commencent dès Septembre 1943. Proche du commandant Paul Manceau, il est mis en contact avec Muller en février 1944 qui le désigne pour prendre le commandement d’un des quatre bataillons du Morbihan, constitués sous étiquette ORA (Organisation de Résistance de l’Armée).

Il prend le maquis le 1er juin 1944. Cette unité, devenue 2e bataillon des Forces Françaises du Morbihan, participe aux combats du 13 juin 1944 à Saint-Billy et à ceux du 18 juin à Saint-Marcel.
À partir du 1er août 1944, le 2e Bataillon, sous les ordres du lieutenant-colonel Le Garrec, participe à tous les combats de la libération, attaquant les convois ennemis sur tous leurs itinéraires, intervenant dans les lieux de résistance, notamment à Sainte-Anne d'Auray, à Auray et à Erdeven. Depuis le 10 août 1944, le siège de Lorient est assuré par les Forces Françaises de l'Intérieur du Morbihan et le commandant Yves, alors âgé de 55 ans, reçoit le commandement du sous-secteur Est allant de Belz à Carnac (Le Po). Son commandement s'exerce sur le 2e bataillon du Morbihan, le 14e bataillon des Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor) en renfort et le bataillon de l'Infanterie de l'air du Loir-et-Cher. La fille du commandant Yves, Maryse Yvonne Colette Le Garrec, née le 31 juillet 1923 à Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville - Viet Nam), est un de liaison du 2e bataillon, comme les deux filles de Manceau.

Stéphane Le Floch, L'Organisation de Résistance de l'Armée dans le Morbihan 1940-1944. Le cas du 2e bataillon ORA, revue Stratégique, 2012/2-3 (N° 100-101), p. 47-76 ; Stéphane Le Floch, La Résistance de l’Armée dans le Morbihan 1940-1944, mémoire de master 2 Sciences Historiques Philosophiques et Religieuses, 2010.

Texte et recherches de Romain Bodiou-Biglietto

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