Charles Carnac


Charles Carnac, résistant

En août 1944, les ordres sont de faire des Allemands prisonniers. Les Allemands refluaient de partout sur Lorient et c’était la panique chez eux. Quand les résistants pouvaient en attraper, ils les donnaient aux Américains qui avaient les moyens de les garder. Au passage, ils leur piquaient des trucs en souvenir (des croix, des insignes…), comme des gosses !

En septembre, la poche était encerclée. Avant cette date, il y avait des trous dans la ligne de front. La vie au front s’organise par période de 15 jours : 15 jours au front, puis repos de 15 jours en arrière, dans la région entre Brandérion et languidic. La relève était assurée par des gars des Côtes d’Armor.

L’hébergement était assuré par les fermiers. Ils étaient bien accueillis, souvent invités à manger des crêpes. Je me rappelle surtout qu’on était tous sales et qu’ils y avait des poux qui résistaient à tous les lavages et même aux gelées !…

On avait creusé des tranchées et monté des « gourbis » pour se protéger. Le 1er mai 45 : il a neigé ! On était endurcis par les années de maquis. On rigolait bien… si on avait été mieux habillés, ça aurait été mieux. Pour ce qui est du ravitaillement, il était assuré par les Américains en grande partie. On faisait aussi des échanges avec eux : gnôle contre savon par exemple.

© 2018 - Site officiel des Archives et du patrimoine de la Ville de Lorient

Retour en haut