Roger Le Roux


Extrait de l'ouvrage Bombes sur Lorient

Bien qu’amélioré depuis quelques temps, grâce à l’aide financière de la défense Passive, par l’acquisition d’une motopompe d’un débit de 40m3 heure, le matériel d’incendie dont sont pourvus les corps du département s’est avéré encore très insuffisant. Dans son rapport du 22 janvier 1943 ; l’inspecteur départemental des Services d’Incendie souligne combien le manque d’échelles mécaniques n s’est fait sentir : »bien des foyers auraient pu être noyés s’ils avaient pu être attaqué par le haut ». Il demande une nouvelle autopompe à grande puissance et une échelle aérienne sur plate-forme automobile pour chacune des villes de Vannes et Lorient. D’autre part, plusieurs corps de sapeurs-pompiers n’ont pu se servir des bouches incendie de Lorient et ont dû utiliser le bassin à flot, ce qui a nécessité l’emploi de grandes longueurs de tuyaux et entraîné une perte de pression et une perte de temps considérable. La standardisation des bouches incendies s’impose donc ainsi que le renouvellement d’un bon nombre de tuyaux mis hors d’usage.

Les pompiers titulaires n’étant qu’au nombre de 40 (il y a 80 pompiers auxiliaires), toute relève a été impossible. Rentrés à 19h00 le 15 janvier à la caserne dont ils étaient partis à 0h15, ils sont repartis à 19h30 et pendant 48 heures n’ont pu manger que des casse-croûtes et dormir quelques heures à tour de rôle.

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