Des habitants attachés à leur quartier


Comme dans un village

Lorient a dû s’étendre pour installer sa population et assurer un véritable arrière-pays à ses ports. La force n’a jamais été utilisée lors de ces annexions successives. Il s’agit d’avantage de longues fiançailles où Lorient fait une cour assidue à ses promises jusqu’à obtenir l’union désirée. Keryado en est un bel exemple. Elle enrichit Lorient et lui ouvre un horizon urbain sans jamais renier ses spécificités, n’y perdre son caractère. Celui-ci transparait dans les photographies prêtées par les habitants et dans leurs témoignages. Il s’exprime tout d’abord par le goût de la fête et de l'amitié : une véritable spécialité keryadine. Ensuite, comme le note le fameux Maire, Jean Le Maux, à la veille du rattachement par « la solidarité générale qui existe dans sa population …». Et de conclure sur son tempérament affirmé : « étant donné que Lorient est Lorient, mais j’estime aussi que Keryado est aussi Keryado ».

Une mémoire vive

Ses habitants sont dépositaires de sa mémoire, et de son histoire qu’il importe de recueillir afin de les transmettre aux générations futures. Les Archives de Lorient ont ainsi organisé une collecte pour compléter ses collections et recueillir les souvenirs des habitants. De nombreux documents ont alors resurgi. Les Keryadins ont ouvert leurs albums de photos de famille dont la portée est bien plus grande que ce qu’ils pensaient car ils recèlent l’ambiance et les souvenirs d’un territoire. Tout ne pouvait être présenté dans cette exposition qui raconte Keryado des débuts de son indépendance à la suppression de la section.

Mais l'illustration est faite que chacun participe à l'histoire et qu'il est important de partager pour que la mémoire des quartiers de Lorient continue de vivre et de s'enrichir.

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