Manoir de La Cardonnière


Lieu-dit qui doit son nom à la famille qui était propriétaire du manoir de La Cardonnière. Ce manoir est contemporain de celui de Kerlétu. Lieu-dit qui doit son nom à la famille Cardonne qui était propriétaire du manoir de La Cardonnière à Montplaisir. Un C orne encore la cheminée de l'édifice. Artus Dominique Cardonne, né le 10 janvier 1724 à Paris et décédé le 22 janvier 1820 à Lorient, était avant de prendre sa retraite, contrôleur de la Compagnie des Indes au port de Lorient depuis 1772. Il commence sa carrière en 1749 en tant que commis de bureau de la maison du Roi à Versailles. Puis en 1756, il est nommé premier commis de la Compagnie des Indes.

Le bâtiment comprend 22 pièces éclairées par les nombreuses fenêtres au-dessous desquels il y avait des cheminées de marbre rouge. Les persiennes pouvaient être fermées par une vis sans fin. Sur la propriété, il y avait également un pigeonnier et les bâtiments du jardinier installés dans un parc entouré de lauriers qui l’isole des routes de Quéven et de Guidel.

En 1912, le comte Xavier de Vitton de Peyruis rachète la propriété au colonel Saint-Maurice. Le parc, agrémenté d'un étang alimenté par un ruisseau, accueillera alors les kermesses de l'école privée de Keryado.

Le jardinier de la propriété reçoit le 3 octobre 1921 le premier prix du concours exposition de la société d’horticulture de Lorient dans la catégorie fruits et légumes. Le comte de Vitton obtient à nouveau une médaille d’honneur l’année suivante dans la catégorie horticulteur fleuriste accompagné d’une prime pour le chef de culture monsieur Pégeaud. En plus d’une laiterie, un clapier et un poulailler sont exploités.

Occupée par l'état-major allemand pendant la Seconde Guerre mondiale, une sortie est alors aménagée dans le sous-sol pour leur permettre une sortie plus rapide. C'est à cette période que des fermiers voisins coupent l'alimentation en eau de l'étang. Les Allemands creusent alors une piscine de 4 mètres de profondeur qui permet de sauver le château des bombes incendiaires.

Restauré, le manoir est acquis en 1950 par Yves Le Flohic. Son fils René, horticulteur reconstitue l’environnement arboré qui avait disparu pour être utilisé comme bois de chauffage ou détruits par les bombardements. René Le Flohic cultive des fleurs sous serres qu’il vend aux halles de Merville. Aujourd’hui, la propriété est divisée avec la partie habitation et la partie occupée par les serres qui a été conservée par la famille Le Flohic.

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