La chapelle Saint-Armel


La chapelle Saint-Armel haute de 8,50 mètres, longue de 16,28 mètres pour une largeur de 7,75 mètres. Le clocher en pierre de taille de granit, qui renferme une cloche en bronze, a une hauteur de 3,05 mètres. La sacristie, haute de 5,35 mètres, a une longueur de 2,52 mètres. Les façades, les murs latéraux et la sacristie sont en moellon de granit parementé et rejointoyé. L’encadrement des baies, chaînes d’angle et chevronnières sont en pierre de taille de granit bouchardé. Les marches d’entrée et de descente de la chapelle à la sacristie sont en pierre de taille de granit. Les ouvertures sont en chêne et grillagée pour les croisées. La toiture est composée d’ardoises sur voliges. Le dallage de la chapelle est en pierre de taille de granit tandis l’emplacement du chœur et de la sacristie est en plancher bois dur avec une surélévation de 40 centimètres pour le chœur. Le plafond de la chapelle est composé de très belles voûtes en bois sculpté et vernis. Celui de la sacristie est en bois avec une peinture à l’huile. Les murs de la sacristie qui a un grand placard scellé et ceux de la chapelle sont enduits de chaux et badigeon alors que ceux du chœur et sur toute la hauteur, sont recouverts de lambris en bois sculpté et vernis. Un reliquaire contenant les reliques de Saint Irénée, Saint Caste et Saint Fructueux y est transféré le 17 juillet 1842. Il y a trois statues moulées et un chemin de Croix installé en octobre 1865. L’autel et la table sainte sont en bois sculpté et vernis. L’édifice est également équipé d’un confessionnal et d’un prie-Dieu. Du côté de l’entrée, un navire de 80 centimètres de long est suspendu.

Jusqu’à l’ouverture de la chapelle Saint-Joseph (La Cabane) de la rue Pierre Huet, des messes y sont célébrées par le curé de Ploemeur. Ensuite, seul des messes lors du pardon de Saint-Armel y sont célébrées. Lors du pardon, qui remonte à des temps immémoriaux, les pèlerins se rendent à la fontaine, non loin de la chapelle, près de l’ancienne ferme Esvan, qui selon les croyants, guérit de la goutte et des rhumatismes. Encore présente au début des années 1960, la fontaine disparaît avec l’alignement de la rue Marie Le Franc.

Détruite par une bombe incendiaire lors du bombardement du 16 janvier 1943, la chapelle Saint-Armel serait aujourd’hui située rue Marie Le Franc (non loin de l’angle avec la rue Ferdinand Piriou). Les dommages de guerre pour sa reconstruction sont réaffectés à celle de l’église Notre-Dame de Victoire.

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