Les équipements


La baraque de la Poste installée place de la Liberté, se dégradant, il est décidé le 5 octobre 1948, de lancer le projet d’un nouveau bâtiment en dur pour accueillir les services des PTT. Les négociations pour l’achat du terrain prévu, commencent d’ailleurs dès le mois de juillet 1948. Le 24 novembre 1953, la Poste quitte son baraquement de la place de La Liberté pour s’installer à l’angle de la rue Pierre Philippe dans un bâtiment municipal dessiné par l’architecte Yvon Lamaury. En 1978 ; la Poste est jugée insuffisante et inadaptée. Il faut attendre janvier 1981 pour que le projet soit abouti. Le rez-de-chaussée du bâtiment existant va être réaménagé : une salle d’arrivée et de départ avec boites aux lettres, un hall d’accès au logement du receveur, les sanitaires et vestiaires du personnel, un local pour les imprimés et les archives. Un bâtiment neuf sans étage est prévu, accolé au bâtiment existant, à l’emplacement du jardin. Il est composé de la salle d’accueil du public, des guichets, la mécanographie, le bureau d’ordre avec alvéole de sécurité, le sas public, le bureau du receveur. Un nouveau bâtiment accessible aux personnes à mobilité réduite.

Les abattoirs municipaux de Kerdual ouvrent le 16 août 1958. Le 31 décembre 1975, la Société d'abattage de Kerdual (SAK) est dissoute à la fin de son contrat d'exploitation de 5 ans qu’elle avait passé avec la ville. Les abattoirs sont alors une véritable industrie. Ils emploient 9 employés municipaux (receveur, peseur, concierge, techniciens, personnel de nettoiement), 20 abatteurs de la Société d’abattage, 35 employés par les deux grossistes et les services divers (employés de bureau, personnel chargé de la découpe, du désossage, des tripiers, des chauffeurs, des employés chargés de la préparation des peaux, de la récupération des suifs…). Les deux grossistes présents sur le site sont la société Jégou et la Sycoviande. Il convient d’y ajouter les cinq bouchers grossistes (Le Goff, Pichon, Christien, Garc et la CABL). Les grossistes et les cinq bouchers y effectuent 91 % des abattages. Les 9 % restant sont partagés par 51 petits bouchers. Le 1er janvier 1976, la Société des Usagers des Abattoirs de Lorient (SUAL) succède à la SAK pour la gestion des abattoirs municipaux. L’exiguïté des locaux de réfrigération ayant jusque-là limité les abattages, il est annoncé le 20 décembre 1975, la construction d’une future chambre froide de 760 m3 avec une capacité de 110 tonnes de viande. Ils sont en activité jusqu’au 31 décembre 1989.

Malgré la fermeture, les bâtiments et les terrains environnants auront une seconde vie. Le charcutier –traiteur Le Garrec s’installe à Tréfaven dans un bâtiment qui lui offre un laboratoire de 1 500 m2 pour la préparation des plats ainsi qu’une salle de 150 m2 pour tous types de réceptions. L’entreprise est gérée par le charcutier-traiteur Le Garrec qui possédait auparavant avec son épouse, une charcuterie-épicerie située dans le quartier du Rouho (l’entrée principale du commerce se faisait par la rue capitaine Blayo et l’arrivée où les retraits de marchandises en grosse quantité se faisaient par l’accès de la rue Blaise Pascal).

Le 24 mai 2011, l’entreprise du couple Le Garrec prend le nom de Loriviande, spécialisée dans la préparation industrielle de produits à base de viande.

La société Triskel s’installe au début des années 1990 sur la plus grande partie de l’ancien site des abattoirs. Il peut alors développer l’entreprise sur un terrain d’une surface de 21 300 m2 avec 2 400 m2 de sous-sols. (En 1931, Jean Le Coustumer ouvre tout d’abord une charcuterie dans la rue Paul Guieysse. La société Triskel, fondée par la Jean Le Coustumer en 1936 à Larmor-Plage, est reprise par son fils Yannick en 1959 et qui la transfère à Kergroise en 1966). Rachetée en 2007 par le groupe Intermarché, l’usine devient alors Les Salaisons du Guémené vendant les marques Onno et Triskel. 92 employés travaillent alors sur le site de Tréfaven. L’activité andouillettes lorientaise est transférée en février 2016 et l’activité boudins noirs en juin 2016 à Le Sourn vers Pontivy. Ces départs marquent la fin de l’activité industrielle dans les bâtiments des anciens abattoirs municipaux.

Agromousquetaires (filière d’Intermarché) qui est propriétaire du site, fait le choix de la démolition complète du site afin de vendre un terrain nu. Les travaux de démolition commencent en décembre 2017 pour une durée de six mois. Les bâtiments de Loriviande qui sont alors à vendre pour 600 000 € suite à la liquidation en janvier 2017 se retrouvent alors seuls au bout du site. L’avenir du site, en contrebas du parc de Tréfaven dit parc du Bois-du-Château, est étudié dans le cadre de la rénovation du quartier qui a été retenu dans le plan national de rénovation urbaine

La salle omnisport de Kersabiec en cours de construction en 1964 est mise à disposition du FLK en 1966 par une convention d’utilisation signée en décembre 1965. En 1971, l’agrandissement du gymnase est acté. Des travaux d’agrandissement commencent en 1974, avec la création d’un espace bureau, salles polyvalentes et espaces pour les sections judo et tennis de table du FLK. Les travaux sont achevés au cours de l’année 1975.

Le foyer de personnes âgées du Bois-du-Château est inauguré le 6 juin 1970. Il est le premier foyer lorientais de la sorte. Il bénéficie de 40 studios pour personnes seules ou couples et le restaurant est ouvert à toute personne intéressée. Le 28 février 1980, un : goûter d'honneur avec le groupe choral du club du 3e âge Cosmao-Dumanoir est organisé pour fêter les 10 ans de l’établissement.

La bibliothèque municipale est inaugurée le 22 décembre 1973 et le 14 mai 1974, la préfecture approuve le projet d’y adjoindre un centre social. Le principe de la construction d’un centre social rue de Kersabiec avait été retenu par le conseil municipal du 6 mars 1969. Ouvert à la rentrée scolaire de janvier 1976, une porte ouverte est organisée au centre social le 18 décembre. La bibliothèque ouvre avec près de 15 000 livres à disposition.

Souhaité dans le plan d’urbanisme, l’administration municipale prévoit un complexe sportif avec une halle des sports, une salle A et deux salles E, un stade, une piste d’athlétisme, un logement de gardien, une piscine couverte, un club-house pour le tennis et une maison des jeunes. L’avant-projet, a été élaboré dès décembre 1967 par les architectes André Schmitz et Jean Barthe. Le 28 septembre 1970, la première tranche de travaux est achevée et le complexe est mis en service en mai 1972.

Le gymnase, avec sa toiture particulière de coque de bateau inversée, prévu dans le cadre du concours des 2 000 complexes sportifs évolutifs couverts (COSEC), est ouvert le 28 mars 1973 alors qu’il n’est pas complètement achevé. Conçu par les architectes Félix Le saint, Rogé Beauvir, Nassim Bigio et Jacques Olivier, il est le seul exemple sur Lorient de modèle Cosec. Le permis de construire a été délivré le 31 août 1972. Le 6 juin 1973, a lieu la réception provisoire des travaux. L’édifice fait l’objet d’une restauration en 1991 suite à l’effondrement de la toiture. La structure d’origine en lamellé-collé est consolidée par notamment le remplacement des poteaux extérieur, et la pose d’une structure d’acier. Fermé en juillet 1991, la salle restaurée ouvre en janvier 1992.

Le 13 mai 1974, la piste d'athlétisme de 400 mètres est équipée d'un revêtement en élasthanne, une première en France, mise au point par la société Rol-Lister. L’entreprise qui a son siège à Évreux, a une usine installée à Kervignac. Il s’agit d’un revêtement souple d’une épaisseur de 14 millimètres, fabriqué à froid, constitué par un mélange de granulés de caoutchouc et de résine auquel est ajouté un colorant rouge. Ce matériau ayant un temps de pose court (40 à 45 minutes) et devant s’effectuer par beau temps, le mélange se fait directement sur place dans des cuves. Jusque-là, la société avait équipé des plateaux d’évolution (basket, volley-ball…) en Alsace ainsi qu’une piste d’élan à Évreux. Les travaux d’installation commencent au début du mois de mars 1974 et sont totalement achevés à la mi-juin. Pour se faire, trois phases ont été nécessaires. Tout d’abord, la construction des fondations avec la pose de drains circulaires dans l’axe de la piste, ensuite la pose d’une couche d’enrobé et enfin la pose de l’élasthanne étalé par bandes de deux couloirs. Elles sont posées entre des rails d’une hauteur de 20 mm avant de subir un compactage. Le procédé rend insensible aux variations de température et est également complètement imperméable. Outre ses qualités, le choix est aussi motivé à l’époque par son coup inférieur aux autres pistes en synthétique qui existe alors.

Le 25 février 1975, un cèdre de 10 mètres de haut pour 6 tonnes est transféré par grue depuis la cour de l’école de la Nouvelle-Ville. L’arbre alors âgé d’une vingtaine d’année était voué à disparaître au vu du projet de construction d’un gymnase à son emplacement.

L’administration municipale est informée le 25 août 1975 par le préfet, que dans le cadre de l’opération 1000 piscines, une piscine industrialisée type Tournesol, conçue par l’architecte Schoeller, est attribuée à Lorient. Les travaux commencent le 15 novembre 1976. Comme toutes les piscines Tournesol, elle est dotée d’un bassin de 25 mètres de long sur 10 mètres de large, de 0,70 à 2 mètres de profondeur. La piscine couvre 1 040 m2 de plancher pour une surface totale du site qui inclue des espaces verts entretenus par les services de la ville de 5 100 m2. La couverture extérieure est une coupole en tuiles polyester isolées par mousse phénolique, avec sur toute la hauteur des 126 hublots ovales qui amènent une luminosité naturelle. L’autre particularité de la piscine Tournesol est son ouverture sur 120 degrés par coulissement de la paroi. Ainsi, celle de Lorient orienté Sud-Est peut être ouverte sur toute la longueur du bassin en deux minutes et quinze secondes pour 350 m2 de plein ciel. La piscine comprend un vestiaire homme et un vestiaire femme, avec casiers, un local « club », un local pour le maître-nageur, une réserve pour le matériel, deux blocs douches – lavabos – pédiluvres. Un accès spécial est aménagé dès le départ pour les personnes handicapées. En mai 1977, la société Ouest-Montage Manutention effectue la mise en place des derniers éléments de l’armature métallique en forme de coupole pour accueillir la toiture en plastique rigide.
La piscine ouvre au public le 12 septembre 1977 un an après les premiers sondages du sol. Son inauguration officielle a lieu le 22 décembre 1977. La piscine a coûté 3 310 000 francs dont 1 015 000 francs de subvention. En 1978, elle comptabilise 148 645 entrées dont 50 708 scolaires. Alors que les associations scolaires l’occupent le mercredi matin, les soirées sont dévolues aux clubs (FLK, PLL, ENL, CEP, ANM, Subaquatique et FMS). Pour le public libre, il reste quelques heures en fin d’après-midi en semaine, puis une partie du mercredi et du samedi ainsi que le dimanche matin. Des travaux d’isolation thermique et acoustique sont effectués en 1998 et 1999.

Le 22 novembre 1974, la halte-garderie du Bois-du-Château construite par les architectes Albert Baudeau et Marc Fatus est inaugurée. Le 22 octobre 1974, les architectes Bizouarn et Talou sont désignés pour construire une maison de quartier au Bois-du-Château. Le bâtiment, auquel est adjointe une antenne PMI, ouvre le 2 janvier 1978 avec trois animateurs sous la direction du directeur du centre social de Keryado. La ville signe une convention en octobre 1980 avec l'Association des centres sociaux pour l'aménagement et l'utilisation de la Maison de l'enfance des Arcades : les Arcades sont fréquentées par les scolaires jusqu'à la sixième alors que les adolescents fréquentent la Maison de quartier.

La ville projette en 1973, l’installation d’un centre socio-culturel (village breton) aux abords du parc public de Tréfaven, à l’angle de l’avenue Lénine et de la rue amiral Favereau. Il s’agit de réaménager un ancien corps de ferme situé le long de l’ancienne allée boisée qui permettait d’accéder à la propriété du manoir de Saint-Uhel. Ce manoir occupé par les Allemands est détruit durant la Seconde Guerre mondiale. Partant des rives du Scorff, l’allée boisée qui donnait accès au manoir de Saint-Uhel, par les jardins à la française, ont laissé place à l’avenue Lénine. L’accès à ce centre d’interprétation de la culture bretonne qui inclut entre autre une salle de danse, un local d’archives, est prévu par le chemin qui donnait accès à la cour de cet ancien corps de ferme par l’actuelle rue Favereau. Historiquement, nous sommes sur le territoire de Lorient, à la limite de celui de Keryado mais ce projet s’insère dans l’aménagement du nouveau quartier du Bois du Château et du parc de Tréfaven. Le 30 mai 1973, la ville de Lorient adresse un courrier à la Marine pour obtenir l’autorisation d’aménagement des lieux. Bien que le site soit situé sur le polygone d’isolement des magasins à munitions du château de Tréfaven, l’État autorise le projet par une dépêche ministérielle du 4 septembre 1973. Malgré l’approbation de l’armée et le travail complet sur les plans de réaménagement de tous les bâtiments, le projet n’aboutit pas. Dans un premier temps, l’espace est aménagé en grande partie en parking. En 1985, il est transformé en parking vert (parking Indira Gandhi). Dans le cadre du réaménagement du parc de Tréfaven et des abords, le parking est supprimé et transformé en espace vert vallonné dans les années 2000.

Le foyer soleil, foyer pour personne à mobilité réduite, situé à l’angle des rues de Kersabiec et Pierre Philippe, est inauguré le 22 mars 1979. Le bâtiment est réalisé par l’office HLM en collaboration avec l’association pour l’insertion sociale et professionnelle des handicapés de Kerpape sur des plans de l’architecte Similien Ganachaud.

© 2018 - Site officiel des Archives et du patrimoine de la Ville de Lorient

Retour en haut