Les établissements scolaires


Le territoire keryadin a compté jusqu’à treize établissements scolaires publiques : les écoles maternelles René-Guy Cadou, Pablo Néruda, Marcel Pagnol, Jacques Prévert, de Kerfichant, de Kersabiec, du Manio ; les écoles primaires René-Guy Cadou, Jean de La Fontaine, du Bois-du-Château, de Kerfichant, de Kersabiec et du Manio – La Villeneuve.

Le groupe scolaire de Kersabiec (maternelle et primaire) est l’œuvre de l’architecte en chef Jacques Olivier et des architectes d’opérations Henri Conan et René Millot). Les premiers avant-projets sont présentés en 1964.

Le projet de lotissement communale de Saint-Armel avec une école maternelle est approuvé par le conseil municipal le 16 février 1967 et décide le jour même, l'acquisition des terrains nécessaires, à l'amiable au prix fixé par l'administration des Domaines ou admis par la Commission de contrôle des opérations immobilières, ou par voie d'expropriation. Ces parcelles de terres sont alors traitées en labours ou verger et dans la partie basse en pâture. Les parcelles, dont certaines ne sont traversées par le collecteur qu'à la fin du deuxième semestre 1964, ne sont desservies que par d'étroits chemins d'exploitation auxquels on accède alors par le village de Saint-Armel et par l'ancien chemin vicinal n°7 alors simplement goudronné sans caniveau ni trottoir et surtout sans réseaux d'adduction (eau, électricité) ou d'évacuation. Une majorité des terres (40 ares), où l'école maternelle Pablo Neruda va être construite, sont la propriété de Louis Kermabon (ancien maire de Quéven) et consorts. Jusqu'en 1962, ces terres sont exploitées par Gaston Le Hunsec qui cesse alors volontairement son activité. Les terres et bâtiments de ferme sont réservés par les fils Kermabon, René (pépiniériste) et Joseph (horticulteur).
De plus, Louis Kermabon et consorts font reconstruire une maison (section E - parcelle 293 et 291) après la guerre, dès-lors louée à un sous-officier de Marine. Mais au vu du projet, son locataire quitte le logement à la fin juillet 1967. Au vu du préjudice de cette maison non louée, la famille presse, par le biais du notaire Louis Prodhomme qui écrit à la municipalité dès le 1er septembre et d'en faire l'acquisition au plus vite. La proposition financière est expédiée à Louis Kermabon et ses fils, René et Joseph, le 18 octobre 1967 pour un montant de 129 950 francs. Les promesses de vente sont signées le 17 novembre 1967. Jean Lagarde au titre de directeur de la Société coopérative HLM, signe de son côté le 19 octobre 1967, une promesse de vente à la Ville pour les terres restantes cadastré section E - n°292p de l'école (18 ares) au montant de 20 700 francs.
Le 8 novembre 1967, le directeur départementale de l'agriculture fait connaître que le projet d'école n'aura que des incidences minimes sur le plan agricole. Le 7 décembre 1967, la direction départementale de l'équipement et du logement donne un avis favorable à l'acquisition des terrains destinés à la construction d'une école maternelle sur les 5 800 m2 dont l'opération est prévue au plan d'urbanisme encore en cours d'instruction. Puis le 29 décembre1967, c'est au tour de l'inspecteur d'académie d'émettre un avis favorable.
Au vu des divers accords qui précèdent, le 25 janvier 1968, une réunion de la commission départementale informe que  le comité départemental des constructions scolaire émet un avis favorable quant à l'acquisition des terrains nécessaires. Un arrêté sous-préfectoral daté du 4 mars 1968 décide de l'acquisition des dits terrains et la déclare d'utilité publique. L'acquisition devant notaire daterait du 9 mai 1969. Cette école de cinq classes est l'œuvre des architectes André Jaffré (DPLG) et René Millot  (DESA). Les travaux de construction commencent le 15 février 1974 et la réception définitive des travaux a lieu le 1er août 1975.

Le 24 novembre 1967, René Millot et André Jaffré sont choisis pour le groupe scolaire René-Guy Cadou de Saint-Armel.

Le 20 octobre 1955, Yves Allainmat établit une attestation dans laquelle il s’engage à rétrocéder à l’office communal d’HLM, des terrains acquis en 1964 d’une superficie de 21 hectares 18 ares et 15 centiares pour la construction d’un collège. Le collège Jean Le Coutaller, qui est au départ envisagé comme lycée sur une surface de 50 000 m2 en 1964, est inauguré le 20 avril 1968.

Bien que rattachée à Lorient, Keryado reste un temps fidèle à sa propre fête des écoles réservée aux écoles publiques de Keryado organisée conjointement avec le FLK sur le terrain des sports de Kersabiec.

Le 6 juin 1970, les établissements scolaires sont complétés par l’inauguration de la crèche de Keryado rue Pierre Philippe (aujourd’hui crèche Tintinnabule).

L’avant-projet de crèche, présenté le 9 avril 1964, est dessiné par l’architecte René Millot.

À ces équipements, il convient d’ajouter l’école Diwan installée d’abord dans l’ancienne mairie et qui occupe aujourd’hui une partie des bâtiments de l’école du Manio, l’école privée Sainte-Thérèse et l’école inter-paroissiale Saint-Christophe.

En mai 1946, dépendant du Ministère du Travail, un centre de Formation Professionnelle Accélérée ouvre à Kerlétu dans deux baraquements pour favoriser l’industrialisation de la région. Les premiers bâtiments en dur y sont construits en 1947. En 1956, le centre de Formation Professionnelle des Adultes qui a déjà vu passer 4 000 stagiaires entre 1946 et 1954, se déplace sur les terrains de La Cardonnière ou des bâtiments en dur ont commencé à être construits. En 1971, l’AFPA est l’un des centres les plus importants de France avec ses 40 moniteurs et 32 sections.

Le 17 octobre 2019, la tuyauterie du chauffage de l'école élémentaire du Manio s'effondre sur toute la longueur du couloir. Dix minutes auparavant, les enfants rentraient de récréation. Bien qu’un enfant ait été blessé à la cheville le drame est évité. Le système de chauffage a été entièrement refait l’année d’avant. Suite à l’incident, l’entreprise reconnaît les malfaçons et s’engage à y remédier durant les vacances de la Toussaint qui suivent.

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