Un urbanisme réfléchi


Le plan d’urbanisme de la zone nord est approuvé à l’unanimité par le conseil municipal le 13 janvier 1964. Le 20 octobre 1955, Yves Allainmat établit une attestation dans laquelle il s’engage à rétrocéder à l’office communal d’HLM, des terrains acquis en 1964 d’une superficie de 21 hectares 18 ares et 15 centiares pour la construction d’un collège. Il stipule que dès que le plan-masse et les alignements de voiries primaires seront établis, il cèdera les terres, à charge à l’office de construire 740 logements dont 595 HLM ordinaires et 145 en Programme Social de relogement. Les terrains situés au Bois-du-Château sont achetés aux fermiers Keryhuel, Le Caignec et veuve Bellec.

Cette urbanisation demandée par l’adjoint spécial Roger de Vitton depuis juillet 1960 comme une nécessité pour favoriser le marché du travail et donner un nouvel essor à Keryado, est la suite de l’œuvre de construction commencée à Kersabiec en 1962. L’ensemble du programme est aéré par 40 hectares d’espaces verts.

C’est l’émergence de nouveau quartier d’habitation prévoyant 1 850 logements collectifs dont 950 HLM et 600 logements individuels : programme HLM de 650 logements au Bois-du-château avec un parc public, de 100 à Kersabiec, de 330 à Kerguillette, programme Marine Nationale de 220 logements au Petit-Paradis et de 660 logements en individuel et collectif à Kersabiec - Saint-Armel par la Coopérative HLM pour la Marine Nationale.

En mars 1963, les terrains de Kerguillette acheté par la ville et remis gratuitement aux HLM, neuf plans-masse ont alors été déposé sans qu’aucun accord ne soit trouvé pour l’édification de l’ensemble.

À la fin de l’année 1967, alors que le lotissement de Vitton du Perroquet-Vert, la cité HLM de Kerguillette, une partie du lotissement en individuel et collectif de Saint-Armel (Marine), le site des immeubles Cilof (Marine) de Saint-Armel et Kersabiec, et l’ensemble d’immeubles du Bois du Château, sont déjà habités ou convertis en chantiers de constructions, de nombreuses rues y sont d’ores et déjà ouvertes à la circulation mais il appartient au conseil municipal de leur donner des dénominations.

Le 24 novembre 1967, parmi les vingt-six noms de rues ou places proposées par la commission spéciale du 10 novembre, le conseil municipal découvre que l’une d’entre elle va être dénommée rue de Keryado : une rue longeant le cimetière (rue Le Balp à la rue Muller). L’adjoint spécial de Keryado, Jean Penquer, s’oppose à cette proposition arguant que ce serait aussi un non-sens de donner le nom de rue de Lorient à une rue de Lorient. Malgré tout, toutes les dénominations sont adoptées et la décision est prise que la question de la rue de Keryado sera réexaminée ultérieurement. Il faut attendre le 13 juillet 1982 pour que la rue de Keryado disparaisse. Elle s’appelle désormais rue Julien Fichoux.

Le lotissement du Perroquet-Vert des consorts de Vitton est approuvé par arrêté préfectoral le 12 décembre 1955 et au début des années 1970 le lotissement de la société Baticoop qui a acquis un terrain à Saint-Armel pour 169 maisons et appartements en accession à la propriété complètent le programme. Pour cette surface de Keryado à laquelle le plan d’urbanisme prévoit à terme l’aspect d’une cité de 20 000 habitants, les équipements existants et projetés sont nombreux.

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