Recensement de population


Au recensement de de la commune de Ploemeur en 1876, si on comptabilise la population des différents lieux-dits de la future commune de Keryado, ils sont un peu plus de 3 900 pour un total de 10 600 habitants. Le chiffre de près de 4 000 habitants est confirmé dans la délibération du conseil municipal de Ploemeur du 8 mai 1878.

Le 10 mars 1889, le journal Le Nouvelliste du Morbihan, détaille les mouvements de population de la commune de Ploemeur et tire le bilan des premiers registres d’état-civil de la section de Keryado : 203 naissances à Ploemeur pour 130 à Keryado, 76 mariages et un divorce contre 33 mariages et un divorce, 202 décès contre 164. On remarque la forte mortalité infantile car sur Ploemeur comme pour Keryado les enfants mort-nés (12 et 9) et les enfants de moins de 10 ans (74 et 79) représentent 53,67 % pour Keryado et 42,6 % pour le reste de Ploemeur. Le constat est fait qu’entre 1887 et 1888, la mortalité chez les enfants de moins de 10 ans a doublé sur Keryado (38 décès au lieu de 79).

La population croit assez peu pendant toute la première moitié du XXe siècle. Elle s’établit autour de 5 000 habitants répartis entre « Keryado bourg » et « Keryado rural ».

Le décollage du nombre d’habitants est véritablement important après la Seconde Guerre mondiale et l’émergence des nouveaux quartiers. Au point de doubler pendant la période de forte expansion économique des Trente Glorieuses qui marque l’entrée dans l’ère de la société de consommation (période entre 1946 et 1975).

Au recensement de 1962, 923 personnes sont déclarées comme habitants dans le cimetière de Keryado. Ce recensement est validé puisqu’il est visé du tampon de la préfecture du Morbihan. Or, aucun logement, aucune cité de baraques ou tout autre type d’habitat provisoire ne correspond au cimetière ou à ses abords immédiats. Seule certitude, il y a bien à cette époque-là environs 900 défunts enterrés dans le cimetière. Normalement, les défunts et sépultures ne sont jamais déclarés dans un recensement. Le versement des subventions liées à la reconstruction est conditionné au nombre de personnes sinistrées à reloger.

Au début de l’année 1960, la cité Jean Le Maux comptabilise encore plus ou moins 950 habitants mais le recensement de 1962 indique qu’il n’y a plus que 250 à 300 personnes qui y résident. Afin de mener à bien le projet de construction de la cité en dur de Kersabiec alors en projet pour environs 900 habitants, il est alors impératif de comptabiliser au moins 900 habitants à reloger. Les « occupants du cimetière » ont donc permis d’atteindre le quorum et d’ainsi débloquer l’aide de l’État au titre du relogement et de la reconstruction. « Une solidarité intergénérationnelle » qui n’a pas d’autre équivalent sur le territoire de Lorient dans le recensement de 1962.

1879 : Un peu plus de 3 900 habitants recensés sur le quartier de Keryado en Ploemeur (37 % de la population de Ploemeur)
1901 : 5 028
1906 : 5 146
1911 : 5 083
1921 : 4 973
1926 : 4 857
1931 : 4 745
1936 : 5 191
1946 : 5 043
1954 : 5 995 (13,9 % de la population de Lorient)
1962 : 8 552 (15,48 % de la population de Lorient)
1975 : 11 500 environ

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