L’activité paroissiale


Le 6 juin 1910, est créé l’association La Jeune France pour la gymnastique et les sports, dont le siège social était rue Pierre Huet pour les enfants de la paroisse.

Présidé par Roger de Vitton et dirigé par le recteur, le patronage de Keryado est créé officiellement le 9 septembre 1921 en même temps que le dépôt des statuts de la société de gymnastique et de préparation militaires Les Pompons Rouges de Keryado réservée aux garçons. En plus des activités principales, les garçons forment une clique (tambours et trompettes) qui anime les fêtes paroissiales. Les filles allaient aux Pompons blancs, créés en 1926, dont l'activité principale était le théâtre : la troupe dirigée par Gabrielle Bossis (1874-1950) prend à partir de 1930 le nom de Kaban'Kiry. La revue La Cabane annonce fréquemment les séances du cinéma paroissial mais aussi les « séances récréatives » théâtrales données par les jeunes filles des pompons blancs. En choisissant Gabrielle Bossis, l’abbé Le Gal souhaite dès le départ que l’activité théâtre soit encadrée par une professionnelle reconnue qui pourra apporter une certaine notoriété à la troupe amateur. Née à Nantes dans une famille aisée, cette femme laïque, infirmière à Verdun durant la Première Guerre mondiale reste célibataire toute sa vie. L’artiste s’occupe grâce à la fortune familiale de plusieurs œuvres pieuses et voyage notamment en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. À partir de 1923, elle écrit des saynètes (petite comédie bouffonne entre l'opérette et la chanson comique) et les fait jouer par des jeunes filles de patronage. Le succès est au rendez-vous et de nombreuses représentations sont organisées en France. En 1936, lors d’un voyage sur un transatlantique, elle vit une expérience mystique. En effet, elle commence à entendre une voix qu’elle interprète comme celle de Jésus. C’est le commencement d’une « causerie » qui va durer quinze ans. Des dialogues qu’elle consigne et qui seront édité en sept petits ouvrages dont le Premier intitulé Lui et moi est publié de son vivant en 1948.

Le patronage organise les kermesses annuelles qui ont lieu le troisième dimanche d’août. Si la première se déroule au patronage de la rue Huet, les suivantes ont lieu dans le parc du château de Kerlétu. Les animations y sont nombreuses (loterie, jeux de casse-tête, concours, poste du jour…) et attirent en moyenne 500 personnes. Il organise aussi les cavalcades de la mi-carême pendant lesquels les filles de l’école Sainte-Jeanne d’Arc défilent toutes avec le même déguisement, les pardons et les repas des pardons où se réunissent habituellement 300 convives. Jusqu’en 1940 les activités se développent rapidement avec la création de multiples sections paroissiales : la troupe de garçons scouts qui existe avant la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne de Keryado, est fortement reprise en main par l’abbé Le Gal au début des années 1930 pour l’ancrer sur la paroisse. Les locaux de la section keryadine de la JOC qui est créée en 1935, sont situés au patronage de la paroisse. Elle organise des conférences, des sorties, des camps de vacances, mais aussi des actions caritatives en faveur des chômeurs comme pendant la crise qui sévit à la fin des années 1930. 1925 voit la fondation de l’Union Paroissiale composée de 76 adhérents avec un Comité d’action catholique de 21 membres qui a en charge l’organisation des kermesses. À la même période, un Comité des œuvres de Keryado est mis en place pour des ventes, échanges, offres d’emploi, de location… pour les paroissiens).

Le 4 septembre 1932, la paroisse, s’inspirant de l’exposition coloniale de Paris de 1931, organise de Grandes fêtes coloniales dans les jardins du château de Kerlétu avec des Pavillons missionnaires, des stands coloniaux, gourbis, kasbas et souks à visiter ; un village indigène et ses jeux ; des fruits exotiques, café des planteurs calédoniens, alcools et spécialités culinaires à découvrir, et de nombreuses animations.

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