Villers (rue docteur Benoît)


Située dans le quartier de la Nouvelle-Ville, la rue docteur Benoît Villers relie la rue Amiral Courbet à la rue Lazare Carnot.

Marius Benoît Villers est né à Toulon le 23 mars 1807 où son père Jean François Villers, né à Lyon le 8 août 1768, exerce la profession de médecin de la Marine. Ce dernier y décède le 17 janvier 1824. La mère de Benoît, Claire Gabrielle Peytral (Peitral, Poitral), décède à Lorient.

Tout d'abord chirurgien de Marine comme son père et son frère aîné Gustave Adolphe Clément Étienne (22/10/1804 à Toulon - 29/07/1861 à Lorient), Benoît quitte la marine en 1834 et vient s'installer en tant que médecin à Lorient. Le décès à l'état-civil de Lorient de Gustave est notamment déclaré par son ami intime le médecin Louis Bodélio.

Benoît Villers épouse à Lorient Marie Hortense Victoire Guilain le 26 avril 1834. Après le coup d'État de décembre 1851, il est mis sous surveillance. Tout d'abord partisan du socialisme utopique (doctrines des premiers socialistes européens au début du XIXe siècle) et plus précisément du Saint-Simonisme, puis du Fouriérisme.
Conseiller municipal de Lorient, il se présente en 1869 en tant que candidat républicain face à Henri Dupuy de Lôme au corps législatif dans l'arrondissement de Lorient. Il perd l'élection avec 3376 voies contre 25631 voies. Il décède à Paris le 15 juin 1876. Artiste à ses heures, il écrit un poème sur la mort de Lincoln ainsi qu'une comédie en trois actes intitulée Pas de ciel sans nuages publiée dans le Courrier de Bretagne.

Dénomination précédente : rue Saint-Eugène.

Appellation donnée par délibération du conseil municipal du 9 mars 1891.

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