Rond-point situé dans le quartier de Kerforn, il est à l'intersection de la rue Paul Bollet et du boulevard Yves Demaine.
Max Jacob Alexandre est né à Quimper le 12 juillet 1876. Son père, Lazare Alexandre, né à Tours (Indre-et-Loire), épouse à Paris Prudence Jacob (dit David) née à Paris. La déclaration de naissance est effectuée en présence de Jacob Jacob (53 ans), marchand tailleur et d'Eugène Jacob (24 ans), rentier, tous deux cousins de l'enfant et domicilé à Lorient.
Écrivain et poète, Max Jacob laisse des œuvres ou se mêlent la fantaisie et le réalisme, le lyrisme et la religion : Dernières pensées édité en 1945, Poèmes de Morven le gaëlique édité en 1953.
Le 21 juin 1888, par jugement du tribunal de Tours, le nom patronymique de la famille est officiellement modifié à l'État-civil : Alexandre est remplacé par Jacob. Il devient donc Max Jacob.
Max Jacob, recensé comme juif, est arrêté le 24 février 1944 à son domicile par trois membres de la gestapo d'Orléans. Le lundi 28 février au matin, il est avec les 62 autres déportés, mis dans un train en gare d'Orléans pour être acheminé au camp de Drancy via la gare d'Austerlitz à Paris. Arrivé au camp, il reçoit le matricule n°15 872 et une étiquette verte. Celle-ci signifie son inscription sur le prochain convoi pour Auschwitz (convoi n°69 prévu pour le 6 mars). Il décède avant son transfert pour être gazé, au camp de Drancy le 5 mars 1944 à 21h00 d'une pneumonie et d'un collapsus cardiaque.
Comme de nombreux juif et comme son frère, sa soeur, il est mort en déportation.
Gaston Jacob (Alexandre), son frère, est né le 14 mai 1875 à Lorient, ville où son père Lazare, est alors marchand tailleur. Recensé comme juif, Gaston Jacob est déporté par le convoi n° 47 de Drancy vers Auschwitz le 11 février 1943 et y décède le 16 février 1943.
Leur soeur, Myrté-Léa est arrêtée le 4 janvier 1944 et déportées au camp d'Auschwitz Birkenau par le convoi n°66 du 20 janvier 1944. Elle est gazée dès son arrivée au camp.
Pour en savoir plus sur Max Jacob.
Appellation donnée par délibération du conseil municipal du 6 juillet 1992.