Le Franc (rue Marie)


Marie Le Franc est une romancière française qui a passé une grande partie de sa vie au Québec, née à Sarzeau dans le Morbihan en 1879. A quatre ans, elle accompagne souvent son grand-père, passeur entre la cale de Pencadénic et celle de Pénerf, à Damgan. La petite Marie est très complice avec le vieux passeur qui la laisse aller parmi les parcs à huîtres. Sa grand-mère lui apprend des chansons et également à lire sur son missel, rempli de mots latins auxquels la petite fille ne comprend rien. En 1897, elle a 18 ans quand elle obtient son diplôme d’institutrice à Vannes. Elle commence à écrire ses premiers poèmes, publiés dans les journaux locaux. A 25 ans, elle demande un de congé, et prend la direction de Montréal au Canada. Seule, sans ressource, elle donne des leçons de français et publie quelques articles. Elle devient par la suite professeur de français à l’école Gardner de 1908 à 1913, puis à la Weston School en janvier 1914. Satisfaite de son sort, elle y restera seize ans. Elle fera de nombreux voyages entre la France et le Canada. En 1927, elle reçoit le prix Femina avec son premier roman publié en France : Grand Louis l’Innocent. En 1931, elle est lauréate de l’Académie Française. Début janvier 1939, elle quitte alors précipitamment le Québec, pour arriver le plus vite possible auprès de sa mère mourante. Cette disparition est très difficile à vivre pour l’écrivaine, qui aimait retrouver sa mère à chaque retour en Bretagne. Mais il n’est plus question de rentrer au Québec, la Seconde Guerre Mondiale éclatant en septembre 1939. En 1940, elle se dévoue beaucoup à aider les réfugiés qui affluent à la suite de l’offensive des Allemands. Elle héberge une famille chez elle et est nommée présidente du Comité d’Aide aux Réfugiés. Elle collecte des vêtements et organise le logement et le ravitaillement de ce surcroit de population, n’hésitant pas à parcourir de nombreux kilomètres à pieds dans la campagne. Toutefois, la séparation avec le Canada lui pèse, elle ne peut plus recevoir de nouvelles de ses amis. En 1943, elle effectue dans des conditions difficiles un voyage jusqu’à Paris pour faire accepter son manuscrit Dans la tourmente, qui ne sera publié que six semaines après le Débarquement. A la Libération, elle crée une colonie pour les enfants juifs déportés et tente de retrouver leurs familles. Elle reçoit de nombreux colis d’aides depuis le Québec qu’elle distribue autour d’elle. Elle y rentre en août 1947. Elle continuera son œuvre, et meurt en décembre 1964 à Saint-Germain-en-Laye.

Appellation adoptée par délibération du conseil municipal du 15 mai 1970.

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