Aggett (impasse docteur Neil)


Impasse située dans le quartier du Batteur, elle rejoint la rue Irène Joliot-Curie.

Neil Aggett est né le 6 octobre 1953 au Kenya et décède le 5 février 1982 à Johannesbourg. Médecin dans les hôpitaux réservés aux noirs, il y apprend à parler le zoulou de base. Syndicaliste et militant anti-apartheidÀ partir du 27 novembre 1981, il est emprisonné en même temps qu'une collègue. Après 70 jours d'emprisonnement sans procès, il est retrouvé mort dans sa cellule. D'après les autorité, il s'agit d'un suicide par pandaison. 15 000 personnes vont assister à ses obsèques.
Il faut attendre 5 ans avant que son co-détenu ose dire l'avoir vu revenir en cellule avec de nombreuses blessures qui laissent penser qu'il a été torturé. Une enquête policière est réouverte le 20 janvier 2020. Les preuves sont faites qu'Arthur Cronwright et le lieutenant Stephan Whitehead, tous deux fonctionnaires, le torture à l'électricité, l'étouffe avec une serviette et le frappe durant toute sa détention. Si leur culpabilité est établie depuis les informations récoltées par la Commission Vérité et Réconciliation (TRC) mise en place de 1996 à 1998, avec cette réouverture de procès, sa famille souhaite que la mort par suicide soit reconsidérée. Pour l'avocat de la famille de Neil Aggett qui s'exprimait devant le parquet : L'ancienne branche de la sécurité de la police sud-africaine était une organisation profondément corrompue [...] La fabrication à grande échelle de preuves et la tromperie étaient de coutume. [...] [Les policiers] étaient maîtres de la dissimulation.
Il est devenu un symbole de la lutte contre l'Apartheid, premier homme blanc, assassiné en détention par le pouvoir alors en place. Le chanteur Johnny Clegg lui rend hommage dans sa chanson Asimbonanga.

Pour en savoir plus sur Neil Aggett.

Délibération d'origine prise pour une rue et non une impasse dans ce lotissement nommé Vallée du parc.

Appellation donnée par délibération du conseil municipal du 9 novembre 1989.

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