Le Beau (rue Alcide)


Rue située dans le quartier du Manio, elle relie la rue Duliscouët à la rue du Manio.

Alcide Marie Le Beau est né le 30 juillet 1873 à Lorient. Il décède le 12 août 1943. Il étudie au collège des jésuites à Lorient. En 1890, il part à Paris avec sa mère. Compagnon de l'artiste peintre Irène Reno (née Rena Hassenberg). Avec sa compagne, il participe en octobre 1912 à la Galerie La Boétie lors de l'exposition de la Section d'Or. Artiste peintre de l'école de Pont-Aven, il expose depuis 1902 au salon des indépendants. Peintre de paysage et de scènes de genre, Alcide Le Beau est autodidacte et manie aussi bien la technique à l'huile que l'aquarelle. C'est un artiste rare dont la touche rapide et tourmentée, et les formes vibrantes traduisent un lyrisme qui lui est propre. Son intimité avec la nature s'exprime tantôt dans une matière épaisse aux couleurs éclatantes, tantôt dans une matière lisse aux couleurs délavées et aux formes synthétisées. Alcide Le Beau est particulièrement sensible à la vision intellectualisée des Maîtres de Pont Aven qui ont bercé sa jeunesse. Il fait partie de l'avant-garde aux cotés des plus grands noms du mouvement fauvisme. Artiste brillant, il est reconnu par la critique et par les marchands les plus clairvoyants. En 1902, il expose aux Indépendants, puis chez Berthe Weill dès 1903. Il fait partie de la Cage aux fauves du Salon d'Automne de 1905 avec Albert Marquet, Henri Matisse, Maurice Vlaminck ou encore André Derain. L'artiste participe aussi à des expositions collectives à la galerie Berthe Weill à Paris en 1903-1904, avec Raoul Dufy et Henri Matisse, puis à la galerie Durand-Ruel en 1911. Sa notoriété s'accroît considérablement et de nombreuses expositions lui sont consacrées en France ainsi qu'à Saint-Pétersbourg. En 1906, une exposition chez Vollard le révèle définitivement et le propulse sur le devant de la scène. En 1907, la galerie Druel organise une rétrospective de sa période fauve où sont présentées une quarantaine de ses toiles. Alcide Le Beau parvient à capter les atmosphères par le biais d'une palette chromatique proche de celle de Gauguin et de Van Gogh. Pour lui, la couleur ne sert que de support à une retranscription progressive et atténuée de l'effet primaire observé chez les fauves. Il recherche une dimension spirituelle et expressive dans ses oeuvres des années 1906 à 1908 qui correspond à l'apogée de son art. C'est à cette époque qu'il peint ses paysages de Corse, ainsi que ses vases; sujets tirés des opéras de Wagner.
Bibliographie : Robert Hellebranth, Anne Burdin, Alcide Le Beau 1873-1943, éditions Matute, 1988, Paris ; Alcide Le Beau, 1873- 1943, Musée de Pont Aven, 2 octobre 1992- 3 janvier 1993 ; E. Bénézit, tome 8, pages 374-375.

Dans la délibération d'origine, une erreur d'ortographe : le nom de famille est écrit en un mot et non en deux mot.

Appellation adoptée par délibération du conseil municipal du 18 novembre 1966.

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