Maurice Baduel (1899-1973)
Architecte
Maurice Baduel est né le 20 août 1899 à Beaune en Bourgogne. Il passe la première partie de son enfance avec sa sœur jumelle prénommée Thérèse Angèle et les deux autres enfants du couple, à Beaune jusqu’à ce que ses parents partent pour Paris où ils vont tenir un hôtel dans la rue Voltaire.
Il obtient un diplôme de dessinateur aux Beaux-arts de Paris. Il effectue ensuite son service militaire du 19 avril 1918 au 21 mars 1921. La première Guerre mondiale terminée, il est affecté en Allemagne.
À son retour, il est employé comme dessinateur dans un cabinet d’architectes (Gaston Bernier, François Goemans, Maurice Grenetton) qui travaille à la reconstruction de Vailly-sur-Seine dans l’Aisne. Le cabinet est installé à Paris à Sèvres-Lecourbe. Il y rencontre, Raymonde Marie Le Plouzennec, secrétaire dactylo, avec qui il se marie le 31 août 1925 à Saint-Maur-des-Fossés où le couple s’installe. Au moment du mariage, il travaille avec un architecte parisien sur un projet de bâtiments pour la banque de France à Clermont-Ferrand. Il reprend alors ses études en suivant des cours aux beaux-arts pour devenir architecte. Le diplôme en poche, il est employé dans un cabinet de la région parisienne tout en travaillant pour sa propre clientèle. Il est alors aidé de son épouse qui réalise des calques pour des immeubles construits sur Paris et Versailles. Le couple déménage alors sur Varennes au moment où ses beaux parents quittent paris pour s’installer à Ploemeur où ils ont fait construire une maison au Guermeur.
En février 1933, Maurice Baduel se retrouve sans emploi. Le couple quitte alors Paris et vient s’installer chez les parents de son épouse au Guermeur (Ploemeur). Ne trouvant pas d’emploi chez les architectes lorientais, il ouvre son propre cabinet. Sa première réalisation se fait sur l’île de Groix en dressant les plans de la pharmacie Cardaliaguet en 1935. Deux ans plus tard, il y réalise le café - restaurant Ty Mad. En 1936, il s’installe rue de la Comédie (aujourd’hui rue Auguste Nayel) à Lorient. Cette année-là, il construit l’immeuble Cotten à Quimperlé et à Lorient, l’immeuble Lappartient.
De plus, en tant qu’architecte-voyer de la commune de Ploemeur, du 7 juillet 1935 au 29 novembre 1936, il travaille sur le réaménagement de la place de l’église, l’amélioration des lavoirs notamment ceux de Lanveur, de Quéhellio-Sachoy, de la Fontaine des Anglais, réparations de la mairie et de ses bâtiments annexes. Il établit les plans de l’école de Saint-Bieuzy. Pour Ploemeur, son cabinet est localisé au 22 rue Sainte-Anne et à la mairie. Le 20 janvier 1942, il est agréé pour réaliser ces devis, par le Commissariat technique à la reconstruction immobilière. Le 3 juin 1942, il est inscrit à l’ordre des architectes de la circonscription de Vannes.
En 1943, son cabinet lorientais est déplacé d’abord au 21 rue de la Patrie en tant qu’architecte diplômé d’État puis replié au Groupement des architectes du Morbihan (41 avenue Victor Hugo à Vannes). Durant cette période, il habite sur Pluvigner dans l'annexe de l'ancien presbytère de Bieuzy-Lanvaux. Durant la Seconde Guerre mondiale, il travaille à plusieurs reprises pour les Kaolins du Morbihan, entreprise pour laquelle il retravaille après la reconstruction.
De retour sur Lorient, il est d’abord installé dans le baraquement des Architectes, puis au 14 boulevard maréchal Joffre, avant d’installer son cabinet au 7 rue de Clisson. Maurice Baduel est choisi pour être l’architecte de Ploemeur chargé d’établir les dossiers des dommages de guerre pour les bâtiments publics (écoles publiques des garçons et des filles pour le bourg, Le Guermeur et Lanveur ; dispensaire de Lanveur ; immeuble communal du bourg, logements scolaires de Lanveur, presbytère). Il va notamment reconstruire l’église Saint-Pierre de Ploemeur et œuvre à la réparation des chapelles Sainte-Anne et Saint-Maudé. En 1955, pour l’église, lui qui travaille dessus depuis 1946 et avec son projet validé par l’architecte Jean-Baptiste Hourlier en 1948, est évincé au profit de Le Saint et Doler qui modifie complètement le projet intérieur de l’édifice.
À Lorient, Jean-Baptiste Hourlier qui conçoit la reconstruction de la place Alsace-Lorraine, lui confie la réalisation de l’immeuble de « l’hôtel Beauséjour ». La municipalité de Lorient lui confie quant à elle la restauration de l’église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Il travaille avec Paul Lindu notamment sur les plans de l’école Pie X rue de Clisson, de l’institution Saint-Louis et des Petites Sœurs des Pauvres à Kerjulaude.
Parallèlement, il réalise les plans de plusieurs habitations sur Lorient, Ploemeur et Hennebont. Il prend la succession de Léon Nabat en 1951. Il arrête son activité le 31 décembre 1972. Il décède le 7 novembre 1973 à Ploemeur.