Blayo Francis


Blayo Francis - Louis - Marie (1897-1940)
Capitaine
Chevalier de la Légion d’honneur
146e Régiment d’artillerie lourde hippomobile

Né à Keryado, le 5 avril 1897, de François, Jean Blayo, âgé de vingt-huit ans, marin tambour et de Marie, Perrine Le Gleud, âgée de vingt-trois ans, ménagère. Il est scolarisé à l’école primaire de Kerentrech et intègre en 1913 l’école des apprentis de l’arsenal en section ajustage.  Le 7 avril 1915, il s’engage à Lorient pour la durée de la guerre et est affecté au 1er régiment d’artillerie coloniale. Le 15 novembre 1917, il rejoint le 23e colonial et à la fin du conflit, il sert successivement au 2e (7 février 1919), au 3e (23 mai 1919) et au 1er colonial (16 juin 1919). Le 1er juillet 1919, il est nommé sous-lieutenant et est démobilisé le 27 octobre 1919. Il retrouve avec joie sa famille et sa ville natale et épouse le 24 décembre 1919 à Lorient : Germaine, Andréa, Barbe Le Ferrand, âgée de dix-huit ans, couturière. (Le couple à trois filles : Germaine, Christiane et Renée.) Employé aux Établissements maritimes de Lorient (1919-1920), il décide d’intégrer l’Armée et est affecté au 1er régiment d’artillerie coloniale avant de rejoindre le 111e d’artillerie coloniale (1er janvier 1924). L’année suivante, il est en stage à l’École d’application d’artillerie de Fontainebleau et le 1er octobre 1925, il est admis dans le corps des officiers de l’armée active de l’artillerie coloniale. Le 23 janvier 1926, il embarque à Marseille pour servir la batterie de l’Emyrne à Madagascar. Le 1er octobre 1927, il est promu lieutenant et l’année suivante, il quitte l’île (10 juillet 1928) pour le 111e régiment d’artillerie lourde coloniale. Le 1er décembre 1929, il est promu capitaine et le 30 octobre 1930, il embarque pour l’Indochine. En 1932, il retrouve le 11e régiment d’artillerie coloniale au quartier Frébault à Lorient. Dans son édition du 27 décembre 1935, Le Nouvelliste du Morbihan fait part de la nomination du capitaine Blayo au grade de chevalier de la Légion d’honneur lequel « compte 20 ans de services et 9 campagnes. » Commandant de la 7e batterie de 155 à Lorient - Frébault, il est muté en 1936 à Madagascar.  Le 3 septembre 1939, la déclaration de guerre à l’Allemagne « bouleverse » les affectations et le capitaine Blayo est versé au 146e d’artillerie lourde hippomobile à Vannes. Ce dernier régiment rejoint au début de l’année 1940 le 41e corps d’armée de forteresse lequel couvre le secteur défensif des Ardennes (32 kilomètres) sur la ligne Maginot. Pendant de nombreux mois, il ne se passe rien et les hommes s’enlisent dans l’ennui ! La « drôle de guerre » prend fin le 10 mai 1940, par l’offensive de l’armée allemande. La Wehrmacht progresse rapidement soutenue par l’aviation et par  les blindés de Guderian qui s’avancent irrésistiblement dans la forêt des Ardennes pourtant réputée infranchissable ! En quelques jours les troupes françaises sont débordées et le 15 mai, la 102e division d’Infanterie de forteresse et le 41e corps d’armée de forteresse se replient devant la puissance de feu de l’ennemi afin d’éviter l’encerclement.

Le lendemain, le secteur défensif des Ardennes n’existe plus et quelques jours plus tard, les soldats français se battent avec l’énergie du désespoir à Wassigny dans l’Aisne.  C’est le dernier combat du capitaine Blayo qui tombe à l’ennemi à Wassigny dans l’Aisne, le 20 mai 1940 à l’âge de 43 ans. Il est inhumé à la nécropole nationale de Floing (Ardennes). Tombe n° 1598. Le 6 novembre 1941, Le Nouvelliste du Morbihan fait part de sa mort au Champ d’honneur.  Le 24 novembre 1941, le conseil municipal de Keryado donne le nom de capitaine Blayo à « l’une des rues du lotissement du Rouho.[1]»  Il habitait 5 rue aviateur Le Brix à Lorient. Mort pour la France.


[1] AML. 1S2

Reherches et texte de Patrick Bollet

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