Charpentier du Moriez Fernand


Charpentier du Moriez Fernand, Ludovic, Marie, Philomène (1847-1923)
Général de division

Fernand, Ludovic, Marie, Philomène Charpentier du Moriez est né le 20 novembre 1847 à Cherbourg de Louis, Aimé Charpentier du Moriez, (né le 26 janvier 1810 à Lorient) lieutenant de vaisseau du yacht royal Le Comte d’Eu et de Marie, Louise, Michelle Renais de Bédée.

Il effectue une partie de ses études à Lorient avant d’être admis le 15 octobre 1867 à l’Ecole impériale spéciale militaire au sein de la 52e promotion de Mentana (1867-1869). À la sortie de Saint-Cyr, il est affecté au 5e bataillon de chasseurs à pied. Le jeune officier se retrouve rapidement sur le champ de bataille car le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse.  Le chef du gouvernement, Emile Ollivier, l’accepte « d’un cœur léger » et l’enthousiasme des partisans du conflit est grand. Une grande partie de la presse partage l’engouement général. Pour Le Courrier de Bretagne : « Jamais guerre n’a été plus sympathique et mieux accueillie ! » Lieutenant au 62e régiment d’infanterie, Fernand du Moriez se distingue à la tête de ses hommes et est blessé le 14 août 1870, lors de la bataille de Borny à l’est de Metz.
Capitaine, il poursuit sa carrière militaire par de multiples affectations au bataillon des chasseurs à pied avant de rejoindre en 1881, le service d’état-major et le ministère de la guerre où il remplit de nombreuses missions et tout particulièrement à Varsovie en Pologne. Le 16 février 1884, il épouse dans cette même ville : Oliwja, Marja, Héléna Moskoszanka, princesse Moskoszanka, au château de Seldno en Pologne. Le couple a deux enfants Stanislas (1884-1951) et Fernand (1887-1940).  Chef de bataillon en 1889, il sert au 125e et au 121e régiment avant d’être nommé attaché militaire en Suisse de 1892 à 1898.

En 1900, le colonel du Moriez, commande le 31e d’infanterie à Paris. Général de brigade (1902), il est nommé gouverneur militaire de Marseille avant de diriger le 32e régiment à Perpignan. Général de division en 1908, il effectue de nombreux commandements avant d’être mis en disponibilité. Lors de la Première Guerre mondiale, il retrouve le service actif au 92e régiment d’infanterie territoriale et rejoint quelques mois plus tard le Quartier général du 16e corps d’armée à Montpellier. Après la guerre, il s’intéresse aux questions étrangères et représente la France à Varsovie en 1921, à l’occasion du centenaire du décès de l’empereur Napoléon Bonaparte.

Il décède dans la propriété familiale de son épouse à Varsovie, le 3 mai 1923 à l’âge de 75 ans. Dix ans plus tard et à l’initiative de son fils Stanislas qui demeure 5 cours de la Bôve à Lorient, la dépouille mortelle du général, comte Fernand du Moriez, commandeur de la Légion d’honneur, médaille commémorative de 1870 est inhumée au cimetière de Carnel à Lorient. Carré 63 - Tombe n° 21. Le 12 septembre 1933, un service funèbre en l’église Saint-Louis rassemble quelques personnes dont une délégation d’officiers supérieurs représentant l’Armée. Après la cérémonie, le convoi funèbre du général Fernand Charpentier du Moriez, rejoint l’élégante chapelle familiale au cimetière de Carnel.

 Le 17 octobre 1940, lors de la Seconde Guerre mondiale, un violent bombardement de la R.A.F. pulvérise de nombreuses sépultures du cimetière dont l’élégante chapelle du général. Aujourd’hui, une simple tombe d’où se détache le nom Charpentier du Moriez abrite toujours au carré 63, le général et les membres de sa famille. 

Texte de Patrick Bollet

 

 

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