Max Clément (1877-1963)
Peintre
Musicien
Professeur de musique
Directeur de l'école de dessin de Lorient
Conservateur du musée municipal
Conservateur hornoraire du musée municipal
Officier de l'intruction publique (1913)
Officier de la Légion d'honneur (1957)
Max Clément n’est pas un artiste aujourd’hui très reconnu mais il est considéré comme un peintre Lorientais de talent. Né le 4 mars 1877 à Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charentes). En 1893, il reçoit le Grand Prix de l'École nationale d'art décoratifs de Limoges. À l’école nationale des beaux-arts à Paris, il reçoit l’enseignement de Duffaud et Chigot. En 1897, il en est le Lauréat.
Également musicien, c’est au cours de concerts qu’il donne à Pontivy et Lorient qu’il découvre la région et qu’il décide de s’y installer comme professeur de musique. Il s’installe à Lorient en 1905. Professeur de violoncelle d'abord à titre privé à son domicile, il intègre la même année l'école de musique municipal. À la fin de l'année 1918, il sollicite une indemnité au conseil municipal pour son fils unique, Jean Clément, qui est reçu à l'âge de 11 ans au Conservatoire national de musique à Paris. Au vu de ses revenus modestes, une subvention est accordée. Elle est renouveléé l'année suivante.
La peinture reste néanmoins son activité de prédilection. En 1909, il expose pour la première fois au Salon de la Société Lorientaise des Beaux-arts Il est adhérent de la Société jusqu'à la fin de sa vie. D'ailleurs, en février 1919, alors que se trouve déjà exposé dans le musée municipal, " un grand fusain très sommairement teinté représentant de jeunes écolières à la physionomie expressive ", la Ville fait l'acquisition de deux nouvelles toiles de Max Clément qui avaient été présentées aux Salons de 1909 et 1910.
En 1913, il expose au Salon de Paris et au Salon des artistes français où il obtient la mention honorable. Lauréat du prix Bernheim Jeune en 1925, Max Clément fait une spécialité des scènes de genre. En 1926, en tant que sociétaire hors concours, il est membre du jury au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris. En 1927 et en 1928, il participe au choix parmi les peintres français chargés de représenter la France aux expositions de La haye et de Tokyo. Les oeuvres qui y sont présentés et dont il est l'auteur, sont alors vendus. Il reçoit une médaille de bronze lors de l'exposition Internationale de Paris Arts et techniques dans la vie moderne en 1937. De 1944 à 1948, réfugié à Paris, il expose au Salon d'Hiver. En 1953, il séjourne encore sur Paris et effectue des aller-retours vers Lorient.
Il réalise le portrait de trois maires de Lorient : Emmanuel Svob, Jean Le Coutaller, Louis Glotin.
Succédant à Auguste Nayel, il est nommé Conservateur de musée municipal de Lorient le 2 août 1924 . Il est chargé du déménagement du musée, décidé le 30 décembre 1938, de la salle Dousdedès à la Cité des Oeuvres sociales. Durant la Seconde Guerre mondiale, si Max Clément se réfugie à Paris en 1943, les oeuvres qui n'ont pas été détruites lors des bombardements sont évacuées. À la libération, il revient dans la région lorientaise afin de récupérer toutes les oeuvres du Musée qui ont été déposée pendant l'occupation, en divers lieux surs en dehors de la ville. En 1948, la Ville fait l'acquisition du tableau Portrait d'homme âgé du peintre Lucien Madrassi (1881-1956). Cette attribution gratuite au Musée de Lorient est un don de l'État obtenu par Clément. À la même période, l'artiste peintre Buron, qui lui en promet d'autres, lui offre pour le musée deux oeuvres traitant de sujets bretons : Repos dominicale et une étude de femme. Parallèlement, il plaide la cause du musée près de l'administration des beaux-arts afin d'avoir de l'aide pour une réouverture d'un musée à Lorient. C'est pour ces actions que le maire réclame le 21 août 1948 au conseil municipal le rétablissement de son indemnité de conservateur qui lui avait été supprimée à compter du 1er janvier 1948.
De plus, lors de son séjour à Paris, il a effectué des démarches pour récupérer trois oeuvres volées par l'occupant allemand, malheureusement sans résultat. Max Clément reste en contact avec l'administration des Musées de province puisqu'il siège alors au Musée du Louvre. Le 7 février 1953, son indemnité de conservateur est supprimée par le conseil qui le fait alors conservateur honoraire. Le 25 juillet, une nouvelle fois, le maire demande qu'il soit rétabli en tant que conservateur.
Par arrêté municipal, il doit occuper le poste de conservateur jusqu'au 1er octobre 1958. Mais en 1958, les fonctions de conservateur du musée sont alors rattachées à celle du bibliothécaire de la ville. Toutefois, le 3 mai 1958, une délibération est prise pour prolonger son poste jusqu'au 31 décembre 1958 afin de lui permettre de mettre son successeur au courant des questions muséographiques et l'aider à mettre en place la reconstitution du musée après la Seconde Guerre mondiale avec un caractère principalement historique.
Il décède le 21 janvier 1963 à l’Hôpital Bodélio. Le Salon de la Société lorientaise des beaux-arts lui rend hommage à quatre reprises : " invité d'honneur " en 1978 et 1985, hommage retrospectif de plusieurs artistes en 2002 et 2007.
Souvent confondu par les annuaires de cotes avec un homonyme né en 1912, il est assez difficile de trouver des résultats de vente pour cet artiste.
Dans le quartier du Ter, un jardin public porte son nom. Le projet d'aménagement de ce jardin (parc du lotissement du Ter jardin Max Clément est approuvé par délibération du conseil municipal du 21 avril 1976. L'ouverture des travaux est autorisée par le conseil le 24 février 1977.