Daron Marguerite


Daron Marguerite (1893-1975)
Déportée NN

Marguerite Émilia Daron (épouse divorcée Renézé-Émery) est née à Lorient le 24 avril 1893. Fille naturelle de Marie Philomène Daron, tailleuse originaire d’Arzon qui reconnaît l’enfant suivant un acte passé en mairie de Lorient le 15 mai 1893.

Le 16 septembre 1935, elle épouse à Lorient, Armand Renézé-Émery, receveur des hospices né à Rochefort-sur-Loire le 24 juin 1884. Homme divorcé en 1932, il est domicilié à Lorient et sa mère à Port-Louis.

Le mariage avec Marguerite est dissous par le divorce suivant un jugement du tribunal de Lorient en date du 12 juillet 1944.

Le 5 août 1943, elle est déportée NN (Nacht und Nebel) depuis Paris. L’expression Nacht und Nebel (nuit et brouillard) traduit la décision de Hitler de condamner tout opposant au régime nazi. (Raisons d'applications du décret NN : attentats à la vie et coups portés aux personnes, espionnage, sabotage, menées communistes, fomentation de troubles, avantages procurés à l'ennemi par aide portée au passage des frontières , tentative de gagner les forces armées ennemies).

Marguerite est d’abord internée à la Prison allemande pour hommes et femmes d’Aachen (Aix-la-Chapelle) Nombreuses sont les déportées NN passées par cette prison et qui seront déportées dans le camp de Ravensbrück. Marguerite y échappe.

Elle est transférée à la prison de transit de Flussbach à proximité de Cologne. Il s’agit d’un petit camp en pleine campagne qui est rattaché à la prison de Wittlich située à 9 kilomètres.

Puis elle est envoyée à Breslau (Wrocław en polonais) suite au transfert des compétences du Sondergericht (tribunal spécial) de Cologne à celui de Breslau en Silésie, alors habilité à juger les affaires NN à compter du 15 novembre 1943. Elle est internée dans la prison de travaux forcés pour femme de Jauer (Jawor en polonais) à 60 kilomètres de Breslau dans un ancien château. Cette prison reçoit notamment des femmes NN jugés à Breslau.

Nouveau transfert : la prison de Goldberg située dans le Mecklembourg à 60 km au sud de Rostock. Dernier lieu de transfert, la prison d’Aichach (région de Munich). Tout comme la lorientaise Raymonde Vadaine, elle y est libérée le 29 avril 1945.

Au moment de sa déportation NN, Marguerite Renézé-Émery est mariée. À son retour des prisons de travaux forcés, Marguerite Daron est divorcée. Une confusion est parfois faite avec son homonyme, Marguerite Renézé-Émery, née à Quimperlé le 12 janvier 1923, qui est déportée à Neubrandenbourg (matricule 22436), kommando du KL de Ravensbrück. Son convoi est parti de Paris le 29 août 1943.

 

Elle décède à Nice le 3 juin 1975.

 

 

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