Marie Dorval (1798-1849)
Actrice
Marie Dorval, est une des actrices françaises les plus célèbres du XIXe siècle. Ses succès au théâtre et sa vie sentimentale contribuent à en faire un mythe.
Marie Thomase Amélie Dorval est née à Lorient le 6 janvier 1798 sous le nom de Marie Amélie Thomase Delaunay. Née hors mariage, dans un hôtel de la rue de la Comédie où ses parents, l'acteur ambulant Joseph-Charles Delaunay (1766-1802) et la chanteuse d'opéra-comique Marie Amélie Thomase Bourdais (1781-1813) ceux sont alors installés depuis trois jours. Le couple repart sur les routes et en 1802 de retour sur Lorient, ils font déjà monter sur scène la petite Marie pour jouer dans La Flûte enchantée.
Son père, l'abandonne en partant avec une autre actrice de la troupe et décèderait la même année en Martinique.
Dès l'année suivante, elle joue à Lille dans le drâme lyrique Camille ou le souterrain de Benoît-Joseph Marsollier sous le nom de Marie Bourdais. Ce nom rappelle une filiation maternelle d'acteurs par son grand-père Antoine Bourdais, acteur de troupe comique et administrateur de la Porte Saint-Martin, et par son oncle, acteur comique distingué à la Porte Saint-Martin, à l'Odéon et premier comique à Marseille décédant à Saint-Pétersbourg en 1824.
En 1810, Marie, de retour sur Lorient avec sa mère, y effectue sa première communion. Ce jour-là, sa mère lui offre une médaille qui ne la quittera jamais. Son enfance, se passe sur scène, partout en France, chantant même dans les chœurs. De cette période, Henri Monnier (caricaturiste, illustrateur, dramaturge et acteur français) écrit dans ses mémoires avoir vu sur scène à Lorient vers 1805 « une enfant de sept à huit ans qui jouait avec une intelligence merveilleuse. » À cette période, elle est surnommée Boulotte.
Quand elle a quinze ans, Louis Étienne Allan avec pour nom de scène Allan Dorval, régisseur du théâtre de Lorient et maître de ballet va vivre une aventure avec elle. Elle est, comme sa mère, membre de la troupe théâtrale. Le samedi 12 février 1814, à l’âge de quinze ans, alors qu'elle est enceinte, elle épouse à Lorient son courtisan, le régisseur du spectacle de Lorient, dit Allan Dorval. L'acte de mariage nous indique qu'elle est alors sans nouvelle de son père absent depuis plusieurs années. Pour elle qui est déjà engagée dans la troupe, son nom de scène devient Marie Dorval.
Trois enfants vont porter le nom de famille Allan.
Tout d'abord naît Marie Louise Désirée à Vannes le 17 juillet 1814 au domicile de Louis Allan déclaré sur l'acte de naissance comme actuellement en cette ville et comme artiste dramatique et régisseur du spectacle de Lorient.
Catherine Françoise Sophie Gabrielle naît à Lorient le 28 octobre 1815. Gabrielle est décédée à Paris (20 rue de l'Ouest) le 14 avril 1837 de la tuberculose attrapée en Angleterre, alors qu'elle est partie durant quelques mois, avec le poète Fontaney pour y vivre une histoire d'amour. Également malade, il décède le 11 juin 1837. Reste de la mort de Gabrielle, un poème de Charles Augustin Sainte-Beuve (publié en 1863 dans Pensée d'août) inspiré par les obsèques auxquelles il assiste : En revenant du convoi de Gabrielle. Marie Dorval alors en tournée, n'apprendra le décès de sa fille que deux mois plus tard par Alfred de Vigny.
Le 11 décembre 1821, elle donne naissance à Caroline Philippine Allan-Dorval issue de sa relation avec le chef d’orchestre de la Porte Saint-Martin et compositeur Alexandre Piccinni de 1820 à 1825. Elle épouse le comédien Alexandre Bénéfand le 11 décembre 1821. De sa realtion avec Piccinni, Marie Dorval donne naissance à deux autres filles qui meurt en bas âge.
Elle a suivi Louis Étienne Allan dit Dorval en 1816 quand il prend la direction du théâtre de Strasbourg. Sa mère y décède en 1816 de tuberculose. Côté scène, elle est attachée à diverses troupes de province, jouant les amoureuses de comédie et les dugazons d’opéra-comique. À Strasbourg, après que la première chanteuse se soit cassée la jambe, elle obtient des premiers rôles tant dans la comédie que dans le drame. En 1817, elle est remarquée par l’acteur Charles-Gabriel Potier, pour son rôle dans La Mère coupable de Beaumarchais. Ce soir-là, le public l’acclame, scande son nom, la rappelle, lui jette des bouquets. Bien que Potier ne tarisse pas d’éloges sur elle, lui déclarant que sa place est plus à Paris qu’en province, elle fait alors le choix de rester à Strasbourg avec son époux avec qui elle a une certaine stabilité financière. À la fin de la saison théâtrale, toute la famille suit celle qui ne résiste pas à l’appel d’un grand succès éventuel sur les scènes de Paris. Ils s’installent dans une chambre meublée, rue des Vinaigriers dans le quartier de l’hôpital Saint-Louis. Hélas, Potier est en tournée en province et sans contact, que ce soit le Vaudeville, la Porte Saint-Martin ou l’Opéra-Comique, tous ferment les portes à cette femme chétive. Son mari ne trouvant pas plus de rôles, elle accepte des emplois de figurante et de choriste. Croisant l’acteur Loiseau, son partenaire de La reine Golconde, il lui écrit une lettre de recommandation à remettre à Lafon (Pierre Rapenouille), sociétaire de la Comédie-Française et professeur au Conservatoire. Pensant que le drame n’est pas pour elle, il lui conseille de travailler la scène de Dorine dans Tartufe et de la présenter au Conservatoire. Deux mois plus tard, elle y est admise dans la classe de Lafon. Croisant Potier par hasard, elle lui parle de l’obstination de Lafon à vouloir lui faire endosser les rôles de soubrette. Lui disant qu’elle a commis une erreur en entrant au Conservatoire, il lui promet alors que monsieur de Saint-Romain va la prendre dans sa troupe du théâtre de la Porte-Saint-Martin. Le lendemain, elle était convoquée et si elle ne montrait pas trop d’exigences sur les appointements et les rôles, elle serait sur scène dans un mois aux côtés de Potier dans Pamela mariée. Le 12 mai 1818, lors de la première, Lafon ayant supprimé en elle l’impulsivité, la spontanéité et la fougue qui avaient tant émerveillé Potier, elle est conspuée par le public.
Les semaines suivantes, elle joue dans Les Frères à l’épreuve, Malhek-Adel et La Cabane de Montainard crée le 26 septembre 1818. Le 1er septembre 1819, elle est Lady Hélène dans Les chefs écossais.
Si elle n’est pas sifflée, elle sait qu’elle ne convainc pas et que seule la présence de Potier la protège. Elle n’est pourtant pas renvoyée. Son mari signant alors un contrat à Saint-Pétersbourg, l’espoir d’une meilleure vie revient. Il décède en cours de route à Smolensk, le 30 mai 1820. De cette union, elle garde un nom d’artiste : Marie Dorval.
Le 13 juin 1820, première de la pièce Le Vampire. Jusqu’en 1822, elle enchaine les rôles sans convaincre ni le directeur, le public et les critiques. Le 23 mars 1822, elle joue Élisabeth d’Angleterre dans Le Château de Kenilworth. Le 3 octobre 1822, elle reprend alors Les Deux Forçats ou la meunière du Puy-de-Dôme et son nom est enfin cité dans les critiques. Puis à nouveau, les critiques l’oublient. Le 20 février 1823, première de la pièce Les deux sergents ou elle apparaît sous le nom de madame Allan-Dorval. Le 19 avril 1824, elle endosse le rôle de La comtesse de Windsor Jane-Shore. Le 10 juin 1824, elle est Pauline dans Le Commissionnaire puis le 8 décembre 1824, Milady Tizlé dans L’École du scandale.
Au départ du directeur remplacé par Jean-Toussaint Merle, elle pense qu’elle sera congédiée.
Le 18 octobre 1825, nouveau rôle dans Le Docteur d’Altona. Au moment des répétitions pour son premier rôle dans La Fille du musicien, le directeur est informé qu’elle a tenté de mettre fin à ses jours. Merle d’abord en colère qu’elle ait souhaité se suicider suite à sa rupture d’avec Piccinni, regrettant de lui avoir proposé le premier rôle.
Mais le nouveau directeur lui promet de garder pour elle, le rôle de Louise, quand il apprend la vérité. Le seul but de l’actrice était, pour mieux jouer son rôle, dans la scène de l’asphyxie, d’ainsi observer les effets de l’intoxication respiratoire. Nulle intention de se suicider par amour. Le 10 décembre 1825, le soir de la première, elle est acclamée lors de la scène de l’asphyxie. Potier la félicite d’être redevenue l’actrice qu’elle était et le public est présent, la salle comble chaque soir.
Nouvelle pièce dès le 30 mars 1826, où elle a le deuxième rôle féminin dans Le Caissier. Merle lui confie à nouveau un rôle principal dans Le Monstre et le Magicien, jouée pour la première fois le 10 juin 1826. Il renouvelle même son engagement et augmente ses appointements. Un succès qui l’amène le 19 juin 1827, à jouer d’une façon si naturelle au côté de Frédérick Lemaître dans Trente ans (ou la vie d’un joueur) sur une musique de Piccinni. Le critique Jules Janin écrit que « ces deux comédiens bien inspirés firent une révolution complète dans l’art dramatique. […] Elle était frêle, éplorée, humble et tremblante ; elle pleurait à merveille ; elle excellait à contenir les passions de son cœur […] »
Suivent, toujours au Théâtre de la Porte Saint-Martin plusieurs pièces où elle est associée à chaque fois à Frédérick Lemaître : Le Chasseur noir (30 janvier 1828), La Fiancée de Lammermoor (25 mars 1828), Faust (29 octobre 1828), Rochester (17 janvier 1829), Sept heures (23 mars 1829). Elle est également Éléna dans Marino Faliero dont la première a lieu le 30 mai 1829.
Parallèlement à la scène, elle mènera sa vie comme elle le désire. Le 17 octobre 1829, elle épouse en secondes noces, Jean-Toussaint Merle, journaliste, dramaturge et surtout son directeur au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Couple atypique, ils s’accordent que chacun d’eux puisse vivre des aventures passagères. Sa vie sentimentale en union libre est riche et dès lors, plusieurs amants célèbres vont se succéder. Elle devient la maîtresse d’Alexandre Dumas avec qui elle entretient une relation en 1830. L’année suivante, elle est au bras de l’acteur Frédérick Lemaître. Puis elle a une relation amoureuse sur plusieurs années avec Alfred de Vigny qui la fait entrer, avec l'aide de Victor Hugo, au Théâtre-Français en février 1834. En 1833, elle est avec l’acteur et directeur du Théâtre de l’Odéon, Pierre François Touzé. Le romancier Jules Sandeau est à ses côtés en 1838 tandis que deux ans plus tard, elle est aux bras du comédien Alexandre Bénéfand qui épousera sa fille Philippine le 27 décembre 1842 à Paris. Son amitié avec Georges Sand à partir de janvier 1833, leur vaudra à toutes deux des rumeurs non vérifiables de lesbianisme, dans le tout Paris. Gustave Planche écrit d’ailleurs à Georges Sand sur cette « dangereuse amitié » dont elle devrait se méfier tandis qu'Alfred de Vigny écrit à Marie Dorval de se tenir à l’écart de cette femme qui n’est selon lui qu’une « damnée lesbienne ».
Le 4 mars 1830, elle est sur les planches de l’Ambigu-Comique aux côtés de Frédérick Lemaître pour la pièce Pablo (ou le jardinier de Valence).
De retour au Théâtre de la Porte saint-Martin, elle joue aux côtés de Bocage à partir du 24 mars 1831. Son talent s’exprime à nouveau avec Bocage, le 3 mai 1831 dans Antony d’Alexandre Dumas ou encore le 11 août 1831 dans Marion de Lorme de Victor Hugo. Le 17 janvier 1832, elle est sur la scène de l’Odéon pour Jeanne Vaubernier (ou la cour de Louis XV). Elle retrouve Frédérick Lemaître à la Porte Saint-Marin le 21 mai 1833 pour Béatrix Cenci (véritable succès qui n’a pourtant que 3 représentations).
En juin 1833, son contrat avec le Théâtre de la Porte Saint-Martin prenant fin, pour faire face à des difficultés financières, elle commence une tournée en province, période où Alfred de Vigny lui écrit de nombreuses lettres. En février 1834, libérée de ses obligations et surtout grâce à Alfred de Vigny et Victor Hugo, elle entre au Théâtre-Français (Comédie-Française), comme une revanche sur Lafon. Au départ, elle est mal accueillie par les autres acteurs et actrices, tous issus du conservatoire, et qui l'a perçoivent comme une actrice de théâtre de boulevard. Le 21 avril 1834, elle monte sur scène pour son rôle d’Henriette de Saint-Brice dans Une Liaison. Nouveau rôle le 16 juin 1834 dans La Mère et la fille. Les critiques ne la suivent pas et regrettent l’époque où elle attirait tout Paris au Boulevard.
Dès le 12 février 1835, elle monte sur scène pour son rôle de Kitty Bell dans Chatterton d’Alfred de Vigny. Énorme succès pour ce rôle qu’il lui a écrit sur mesure. Puis le 28 avril de la même année, elle y joue le rôle de Catarina dans Angelo, tyran de Padoue de son ami Victor Hugo qui remporte aussi un franc succès.
Renouvelée pour un an, elle est Margarita Cogni dans Lord Byron à Venise d’Ancelot. La pièce est un échec mais les critiques lui sont favorables. (Le Corsaire : L’auteur de la pièce est Mr Ancelot, l’auteur du succès est Mme Dorval » ; Le Figaro : Mme Dorval a découvert de très beaux élans de passion dans un rôle pour lequel l’auteur n’avait rien trouvé ; Charivari : admirables inspirations » qu’elle a eues dans un « rôle insignifiant). Suit le 12 avril 1836, la pièce Une famille au temps de Luther.
Parallèlement, elle entreprend en 1836 et 1837, une tournée en province où Alfred de Vigny ira la rejoindre pour une nuit dont elle parlera souvent dans leur correspondance passionnée entamée en 1833. N’ayant rien organisé à l’avance, son absence qui devait durer trois mois dure une année. Pour cette tournée, elle se déplace seule avec sa cadette Caroline, son cocher et sa femme de chambre. Pour rejouer ses succès, elle fait appel à des acteurs locaux à chacun de ses arrêts. Elle fait alors office de recruteuse, de metteur en scène, s’occupe des décors, de la musique, de la comptabilité. Sa tournée la fait passer par la Bretagne. Durant cette tournée, sa fille Gabrielle est décédée de la tuberculose. Elle ne l’apprend que deux mois après, à son retour sur Paris, par la bouche d’Alfred de Vigny. Ses proches ont voulu protéger l’actrice, déjà très remuée par l’avortement de sa fille Louise.
Son absence a révélé de jeunes actrices qui la condamneront à souvent reprendre la route pour des tournées en province pour pallier au manque de rôles proposés. Malgré tout, elle reprend en 1838 au Théâtre Français deux rôles écrits par Victor Hugo, Dona Sol dans Hernani et Marion dans Marion Delorme. Deux succès. Pour Victor Hugo, la reprise du rôle d’Hernani marque la vraie création d’Hernani et fait d’elle, la comédienne par excellence du romantisme. Le 3 février 1838, elle est sur la scène de l’Odéon pour Le Camp des croisés. La pièce suivante qu’elle y présente est Les Suites d’une faute. Le 30 juin 1838, son contrat avec le Théâtre francais (Comédie Française) prend fin et n’est pas renouvelé.
Elle est alors engagée au Théâtre du Gymnase pour d’abord jouer dans La Belle sœur de Duport et Laurencin, dans L’Orage de Laurencin puis à partir du 18 août 1838 dans Henri Hamelin avec Bocage. C’est après la pièce Henri Hamelin qu’Alfred de Vigny rompt avec elle définitivement. Dès le mois d’octobre qui suit, elle part en tournée jusqu’en mars 1839. De retour, elle joue dans La Maîtresse et la fiancée à partir du 18 mai 1839 et suit une autre pièce qui ne marque pas plus, Un ménage parisien.
Suit un passage au Théâtre de la Renaissance pour Le Proscrit présentée le 7 novembre 1839 où elle renoue avec le succès. Après cette pièce, Georges Sand lui écrit : « si j’étais le Grand turc, je vous enverrais une île de l’archipel tout en fleurs pour vous témoigner ma joie et mon bonheur de la manière dont vous avez joué hier soir ».
Le 29 avril 1840, suite au succès du Proscrit, elle joue à nouveau à la Comédie-Française dans la pièce Cosima de George Sand avec qui elle a collaboré sur le manuscrit. La pièce, mal reçue par le public n’aura que sept représentations. Elle y reprend aussi son rôle dans Chatterton en présence de l’auteur. Elle jouera quelques représentations de La Maréchale d’Ancre avant de reprendre la route pour Amsterdam, les grandes villes de Belgique et des théâtres de province en France.
Paris l’ovationne encore, mais avec moins de succès qu’auparavant, à la fin de l’année 1842 pour la reprise avec Frédérick Lemaître de son rôle dans Trente ans (ou la vie d’un joueur) et la reprise auprès de Bocage de la pièce Antony présentée au Théâtre national de l’Odéon. Même sentence pour son rôle de Phèdre et celui d’Hermione dans Andromaque qui aux yeux du public n’égale pas le triomphe de la nouvelle actrice Mademoiselle Rachel. Marie Dorval prend ses quartiers sur cette scène au répertoire plus classique : Les Deux impératrices le 4 novembre 1842, le succès La Main droite et la main gauche le 24 décembre 1842 avec Bocage, Suite à ce succès, elle refuse d’aller jouer à la Comédie Française pour Burgraves de Victor Hugo et choisit de continuer cette pièce à l’Odéon en alternance avec Phèdre, Andromaque et Le Mariage de Figaro. Même sentence que pour ces interprétations précédentes pour son rôle de Phèdre et celui d’Hermione qui aux yeux du public n’égale toujours pas le triomphe de la nouvelle actrice Rachel. Le 22 avril 1843, elle présente Lucrèce de François Ponsard aux côtés d’Adolphe Bouchet et Bocage, La Comtesse d’Altenberg le 11 mars 1844. Elle y joue encore Agnès de Méranie de François Ponsard le 22 décembre 1846 à l'Odéon et Le Syrien de Latour de Saint-Ybars le 13 avril 1847.
Fidèle au Théâtre Saint-Martin, elle y présente Lady Seymour le 7 février 1845. Malgré une voix abîmée, elle y remporte un succès dans la pièce Marie-Jeanne (ou la femme du peuple) de Dennery et Julien de Mallian.
L'arrivée d’actrices plus jeunes l’amène à achever sa carrière par des tournées de province. Dépressive suite au décès en 1848 de Georges, son petit-fils adoré à l’âge de quatre ans et demi, elle décède à Paris dans le 10e arrondissement, le 20 mai 1849. Le service funèbre est célébré deux jours après sa mort à Saint-Thomas d’Aquin. Elle est inhumée au cimetière de Montparnasse, au côté de son mari Jean-Toussaint Merle.
En 1855, Alexandre Dumas publie l’ouvrage, La dernière année de Marie Dorval.