Elston Catherine


Catherine Elston
Sage-femme
Directrice d'hôpital

Sage-femme anglaise, nurse (infirmière) diplômée du London Hospital, ancienne sous-directrice du Popular Hospital de Londres, Catherine Elston se retrouve directrice de l'hôpital Bodélio durant quatre mois et demi en 1910.

Avant d'arriver à Lorient, elle exerce sa profession à Bordeaux, depuis 1903. Elle y dirige l'école d'infirmière de la Maison de la santé protestante de Bordeaux (MSPB). Mademoiselle Elston occupe des fonctions de surveillante-enseignante à la Maison de santé protestante de Bordeaux, en attendant les premières diplômées qui seront alors en capacité d’encadrer les nouvelles élèves.

En 1903, suite à une circulaire d’Émile Combes relative à la laïcisation du personnel infirmier, le médecin Lande, en tant qu’administrateur des hôpitaux civils de Bordeaux, souhaite laïciser l’hôpital Saint-André et y ouvrir une école municipale selon les principes de la MSPB avec pour directrice Catherine Elston. Avec huit autres diplômées de la MSPB à l’encadrement, l’école qui aurait dû être transférée à l’hôpital du Tondu en 1904 est un échec à cause de conflits les opposant aux religieuses. Ainsi les religieuses se maintiennent à Saint-André.

En 1906, Catherine Elston est la directrice de l’École des garde-malades de l’Hôpital civil du Tondu à Bordeaux dont les promotions forment 80 à 100 élèves. Elle fait partie des cofondatrices, avec notamment Anna Hamilton de religion protestante comme elle, de la revue professionnelle La Garde-Malade hospitalière, en tant que membre du comité de rédaction. La revue qui prône le système Nightingale reposant sur le principe qu’une garde-malade (infirmière) ne peut s’instruire qu’en travaillant dans un hôpital, est éditée jusqu’en juillet 1914. Catherine Elston est également vice-présidente du Conseil national français des directrices d’hôpitaux.

Elle quitte son poste à Lorient, jugeant le manque de moyens financiers trop important, après seulement quatre mois d’exercice.

 

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