Guillaume René (1885-1945)
Architecte
René Jacques Antoine Guillaume naît le 22 août 1885 à Rennes. Il est le fils d’Eugène Louis Guillaume (architecte) et d’Anne Marie Antonine Dérignon. Son frère Charles Guillaume (1891-1948), est également architecte. René Guillaume se marie à Paris le 25 octobre 1916 à Marie-Thérèse Antoinette Simbozel.
Après avoir suivi les cours à l’école régionale des Beaux-Arts de Rennes de 1903 à 1905, il intègre l’école Nationale des Beaux-Arts de Paris dans la classe d’Edmond Paulin. Durant ses études, il est le collaborateur de son père sur Rennes.
Il est diplômé le 20 novembre 1913. Il s’installe à Lorient à partir de 1921 au moment où il est nommé architecte ordinaire du Morbihan.
Il est membre de la Société des architectes diplômés par le gouvernement (SADG) de 1913 à 1923, de la Société régionale des architectes du Nord-Ouest de la France de 1923 à 1939 et du Conseil régional de l'Ordre des architectes (CRO) de 1941 à 1945. Durant l’occupation allemande, il se replie à Josselin avec l'ordre d'évacuation de la ville de Lorient. Toutefois, il continue à siéger au conseil municipal de Lorient de 1941 à 1944, en tant que conseiller puis en tant qu’adjoint au maire.
En 1909, il collabore avec son frère et son père sur le bâtiment qui abrite le siège du journal L’Ouest-Éclair à Rennes.
Durant sa carrière, en tant qu’architecte des monuments historiques, il travaille sur plusieurs monuments aux morts de la Première Guerre mondiale notamment dans les communes de Baden, Mernel, Melrand. En 1934, il collabore avec Edmond Germain sur l’école Brizeux à Quimperlé. Il réalise six édifices religieux : église de Riantec (1923-1927), église de Kervignac (1927), église Sainte-Jeanne d’Arc à Lorient (1927), église Saint-Pierre d’Inzinzac (1927-1928), église Sainte-Anne du Bois de la Roche à Néant-sur-Yvel (1927-1929), chapelle Saint-Léon à Glénac (1924-1925). Il sera connu pour son utilisation du béton pour ces monuments ce qui était plutôt inhabituel pour les architectes des monuments historiques de l’époque. À Lorient, il construit notamment l'actuel 3 boulevard Leclerc qui survit à la Seconde Guerre mondiale.
Il décède le 10 octobre 1945 à Josselin.