Laudrin Hervé


Hervé-Joseph Laudrin (1902-1977)
Abbé
Directeur du CEP

Aumônier divisionnaire d’un courage remarquable, toujours présent lors des engagements de la Division aux endroits les plus exposés. En particulier le 15 novembre 1944 à Villard-les-Blamont, au moment du déclanchement de l’attaque qui aboutit à la rupture du front adverse, et le 5 décembre 1944 à Niffer, s’est prodigué auprès de nos blessés, réussissant à en ramener dans nos lignes en dépit de tirs ajustés d’armes automatiques et de mortier. Magnifique et constant exemple de dévouement qui fait rayonner autour de lui sa foi ardente en une France toujours plus belle. » Charles De Gaulle.

Cette citation du général De Gaulle dépeint parfaitement l’abbé Laudrin. Déjà en avril 1943, l’abbé Félicien Bernard (1913-2008), seul prêtre à poursuivre son ministère dans la Poche de Lorient « pour prendre en charge les âmes restées sur place » témoignait de la bravoure de ce prêtre atypique qui avait obtenu pour d’autres raisons l’autorisation de l’évêque de demeurer dans la cité martyre. Hervé Laudrin est né le 23 mars 1902 à Locminé dans le Morbihan, d’Émile Laudrin, âgé de trente-et-un ans, boulanger et de Maria, Joséphine, Césarine Piriou, âgée de vingt-trois ans, boulangère. Le 25 avril 1904, il perd sa mère, il a seulement deux ans ! Son père est mobilisé en 1914 et avec son jeune frère, il aide à la boulangerie familiale alors que le pétrin n’était pas encore mécanique. Il disait avoir gardé le goût de la belle farine ! C’est un bon élève qui passe ses premières années à Locminé avant de rejoindre le collège Saint-François-Xavier à Vannes, le Petit et le Grand Séminaire.

L’homme d’église
Le 11 juillet 1926, il est ordonné prêtre dans la chapelle du collège Saint-François-Xavier par Mgr Picaud (1878-1960), évêque auxiliaire de Vannes. Soucieux de parfaire sa formation, il rejoint l’Université catholique d’Angers et obtient une licence en lettres et philosophie. Lors de son séjour dans la capitale angevine, il monte une troupe de scouts dont il devient l’aumônier. Cette initiative rencontre le soutien de nombreux parents admiratifs de ce jeune prêtre dynamique qu’ils souhaitent garder. Il a d’autres projets et souhaite retrouver le Morbihan.  Il est nommé en 1928 au secrétariat des œuvres diocésaines à l’évêché de Vannes. C’est à ce premier poste qu’il montre ses grandes qualités d’organisateur en direction de la jeunesse. Il est à l’origine du journal mensuel de la Fédération des Jeunes Catholiques du Morbihan Le Rayon[1] « s’éclairer pour rayonner. » Le premier numéro parait en novembre 1929 et rend compte du dynamisme des organisations catholiques mais également des résultats sportifs des différents patronages.  C’est pour l’abbé Laudrin un lien essentiel entre les nombreuses associations et un outil de « propagande » irremplaçable. Il en est la cheville ouvrière et signe de nombreux articles tout en s’impliquant activement à la bonne marche des mouvements. Au niveau diocésain, il est trésorier de l’Action catholique des jeunes, membre des Commissions des scouts de France, de gymnastique, d’athlétisme, secrétaire administratif de la commission sportive et secrétaire général des Patros du Morbihan. En 1930, il fait un rapport très remarqué sur la F.G.S.P.F. (Fédération gymnastique et sportive des patronages de France) et appelle les membres de la Fédération « à être fidèles dans les détails de cotisation, de réunion, de discipline morale et religieuse. » C’est un aspect essentiel pour l’abbé qui souhaite des militants actifs et non des consommateurs au sein des patronages. Les 18 et 19 juillet 1931, il organise à Vannes le championnat de France et Concours Interrégional de gymnastique fort de 8000 participants. A cette occasion, le sous-secrétaire d’Etat à l’Education physique qui préside la manifestation lui remet la médaille d’argent de son ministère. Les journées grandioses des patronages selon Le Nouvelliste du Morbihan sont un succès et les nombreux participants louent « la fête admirablement organisée par les soins de l’abbé Laudrin » qui avait apporté dans cette tâche des qualités exceptionnelles d’ordre et de belle humeur.   C’est pour le Rayon « une aurore pleine de promesses » et pour l’abbé Laudrin un excellent tremplin ! d’autant qu’il récidive quelques années plus tard avec le congrès des jeunes catholiques qui réunit le Lundi de Pâques 1934, 5000 jeunes à Vannes.  Ses différentes initiatives rencontrent l’adhésion de la jeunesse et sous son impulsion, les différents mouvements catholiques comme la Jeunesse Agricole Chrétienne, la Jeunesse ouvrière Chrétienne et les Bruyères d’Arvor se développent rapidement. Mgr Tréhiou, l’évêque de Vannes, séduit par le dynamisme de ce jeune prêtre, l’envoie en septembre 1934 en terre de mission à Lorient et lui demande un rapport sur la jeunesse de cette ville.   

L’homme de la jeunesse et des sports
Le constat est vite fait ! il note l’omniprésence des œuvres laïques et l’influence socialiste et communiste. Il estime « qu’il nous est impossible d’accepter une telle situation. » Très vite, il propose de fédérer toutes les organisations de jeunesse qui prolifèrent au sein des paroisses et de les regrouper dans un centre inter-paroissial d’éducation physique : « Nous aurions tort de mésestimer l’attrait de l’éducation physique et du sport sur la jeunesse.  Nous aurions tort de ne pas procurer aux membres de nos œuvres le moyen de cultiver leurs forces et d’épanouir leur santé dans une atmosphère morale favorable.[2] » Pour mener à bien cette œuvre, il s’appuie sur des personnalités locales incontournables comme le notaire Joseph Brisset (1889-1944) et de nombreux chefs d’entreprise qui rejoignent cet abbé charismatique. Le 10 janvier 1935, le Cercle d’Éducation Physique[3] et d’entraide sociale s’installe 67, rue Duguay-Trouin dans les anciennes usines Béziers et quelques mois plus tard, la presse locale fait état des travaux réalisés dans l’ancienne usine de conserves pour en faire une cité sportive et remarque : « Les Etablissements Béziers, vastes et sévères ont subi une étrange métamorphose. Dans peu de temps, Lorient sera ainsi doté de la cité sportive la plus vaste, la mieux aménagée, la plus complète de tout l’Ouest. [4] » Les 15 et 16 juin 1935, la population est invitée à participer à l’inauguration de la structure qui en six mois d’existence compte déjà plus de 500 licenciés, quatre équipes de football et cinq équipes de basket-ball engagées dans les différentes compétitions. Lors de ces deux jours de fête, plus de 6000 visiteurs visitent les nouvelles installations et ce grand succès est un formidable encouragement à poursuivre et développer l’audience du club.  Pour L’abbé Laudrin « l’effort de conquête chrétienne est commencé » et pour le seconder, un professeur d’éducation physique René Le Cloërec arrive le jour même de l’inauguration. En même temps, il crée un journal les « Équipes Nouvelles » - l’organe fraternel des jeunes lorientais - permettant de suivre l’actualité sportive et culturelle du club. Le dimanche 5 janvier 1936, le chanoine Desgranges, député du Morbihan remet à l’abbé Laudrin, la Médaille d’or de l’Education physique. Il raconte l’avoir demandé au ministre de l’Éducation physique en ces termes : « Je vous demande une médaille pour un curé. C’est donc une excellente raison pour ne pas me la refuser. » La percée du club d’obédience catholique inquiète les socialistes qui se méfient des curés et plus particulièrement de cet abbé Laudrin qui se révèle un adversaire redoutable. Le président Brisset est heureux du chemin parcouru et envisage de donner à l’œuvre davantage de moyens pour former selon le chanoine Desgranges « de bons patriotes et de bons chrétiens. »  Très vite et au-delà des disciplines phares que sont le football et le basket-ball, le club propose de nombreuses activités sportives : le ping-pong, l’escrime, la boxe, le tennis, l’athlétisme, des cours de gymnastique médicale, de préparation physique et de préparation militaire.  Un secrétariat disposant d’une bibliothèque et de salles réservées pour la lecture et la correspondance vient compléter le dispositif qui s’enrichit le 2 février 1938 d’un oratoire indispensable pour l’abbé Laudrin. Malgré les réalisations exceptionnelles pour l’époque rien n’est facile car la municipalité socialiste d’Emmanuel Svob ne favorise pas l’expansion du club. Il est même interdit de Parc des Sports malgré ses quatorze équipes de football[5] ! Dans Équipes Nouvelles, le CEP dénonce avec vigueur cette injustice : « Le mal dans le sport lorientais est dans l’attitude sectaire de la municipalité, de la Fédération Sportive Lorientaise, de la presse locale. A Lorient tout l’effort municipal se porte sur le patronage laïque, lequel devient une œuvre officielle de la cité comme la Goutte de Lait ou la Maternité. Le premier adjoint en sera le président, le maire président d’honneur (…) Pourquoi donc ce monopole ? pourquoi installer au sein de la famille sportive lorientaise ces préférences injustifiées et contraires à l’intérêt commun ? (…) Nous sommes en football l’équipe la mieux classée et le club le plus nombreux en basket, en boxe, en cross et en athlétisme, nous sommes également plus forts que nos adversaires …et la Fédération nous refuse le Parc. » La presse est aussi mise en accusation car elle pratique « une politique de silence » et tente par « des opérations pernicieuses de saboter nos organisations.[6] » Malgré l’adversité, la détermination des cépistes est forte et les adhésions de plus en plus nombreuses mais pour faire face aux dépenses, La Foire du CEP est un moment incontournable pour les cépistes et un lieu de partage et de convivialité : la vie est belle au CEP ! Mais pour combien de temps encore car lentement et sûrement la guerre approche !

L’homme résistant et combattant
Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne. Comme les 150 séminaristes et 400 prêtres morbihannais, l’abbé Laudrin est mobilisé comme capitaine et aumônier volontaire de la 61e division d’infanterie. Lors de la Campagne de France, il est fait prisonnier le 15 mai 1940 en Belgique et interné à l’Oflag X B à Nienburg-sur-Weiser en Allemagne et écrit dès le 19 mai 1940 qu’il va bien : « Il a tout perdu, fors l’espérance et l’honneur ; il n’oublie pas les cépistes dont le souvenir lui est d’un grand réconfort. » Il retrouve dans le camp quelques amis dont René Le Cloërec[7] et le vétéran Yves Sellin « à trois, l’exil sera plus supportable. » Au fil des mois, il donne de ses nouvelles : Il a bon moral, « fait de la paillasse » et demande d’envoyer des conserves (juillet 1940), « pense revoir la Bretagne sans trop tarder ; en attendant il travaille intellectuellement et fait de la culture physique avec M. Le Cloërec. Leur santé à tous deux reste bonne (septembre 1940). Il est libéré au titre de la Croix-Rouge en août 1941 et passe en zone libre afin de rejoindre à Limoges le chanoine Desgranges. Face à la barbarie nazie et à la déportation des juifs, il décide de s’engager activement dans la résistance. A cet effet, il gagne Lorient à la fin de l’année 1941. C’est le retour dans une ville occupée, soumise aux rationnements alimentaires et aux bombardements de la R.A.F. mais c’est aussi le siège du club occupé par les Allemands. Il trouve refuge à la paroisse Saint-Louis et dirige malgré les contraintes, les activités sportives et tout particulièrement les rencontres de football au profit des Prisonniers de guerre ou du Secours National. C’est la seule distraction avec le cinéma pour la population qui tente de survivre dans une cité confrontée aux nombreuses interdictions et aux raids de l’aviation anglaise. C’est également une excellente « couverture » pour le résistant Laudrin qui fait partie du réseau (Confrérie Notre Dame) d’Alex Tanguy (1896-1943). Il recrute et favorise l’évasion de nombreux requis du travail.  A la suite des violents bombardements de janvier 1943 lesquels anéantissent la ville, l’abbé Laudrin obtient de sa hiérarchie le droit de rester en ville. Il n’est pas le seul car l’abbé Félicien Bernard refuse de quitter son ministère afin d’accompagner « les âmes restées sur place. » Pour l’abbé Laudrin, ce n’est plus possible car se sachant recherché par la Gestapo, il quitte discrètement Lorient à la fin du mois d’avril 1943. Après de nombreuses péripéties, il arrive au Maroc et à Alger en juillet 1943. Ce même mois, il est nommé par le général Koenig, capitaine aumônier des Forces Françaises Libres sous le commandement du général de Larminat. Puis, le général de Gaulle lui confie à plusieurs reprises des missions en Syrie et en Palestine. Il est ensuite de tous les combats de la France Libre avec le deuxième corps d’armée du général Juin et fait la campagne d’Italie, de France (16 août 1944) et d’Allemagne avec la IX Division d’infanterie coloniale. Le 8 mai 1945, il célèbre dans l’église de Tunningen en Allemagne devant le général Valluy (1899-1970), son état-major et l’ensemble des troupes, la victoire de la France et de ses Alliés.  Le 19 mai 1945, il reçoit à Stuttgart en Allemagne la Légion d’honneur des mains du général de Gaulle qui le félicite et lui déclare : « La France est fière de vous. Laissez-moi vous embrasser. » La guerre est finie et il refuse de poursuivre le combat comme aumônier des troupes coloniales en Indochine malgré les supplications des généraux Leclerc et Valluy. Ce dernier lui écrit : « Mon Père, Vous restez très vif, parmi nous et irremplacé. Votre devoir était sans doute ailleurs, mais l’aventure était ici ? L’aventure des âmes, bien sûr ! Nous allons nous en tirer sans vous.  Avec vous nous nous en serions tirés mieux, avec plus d’éclat. …Toute la division vous assure de sa fidélité. » Cité trois fois à l’ordre de l’armée, titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et médaillé de la France Libre, l’abbé Hervé Laudrin revient à la fin de la guerre à Lorient tout auréolé de son parcours au sein de l’armée de la Libération.

Le Cercle d’Éducation Physique
De retour à Lorient, il découvre une ville en ruines et de nombreux cépistes manquent à l’appel dont le président Brisset. Il reprend du service et relève le club avec une énergie incroyable tout en regroupant autour de lui la grande famille cépiste qui lui donne l’énergie pour surmonter les obstacles.  En quelques années, le club retrouve l’essor d’avant-guerre et la salle Brisset résonne des exploits des basketteurs qui rejoignent le haut niveau en quelques années grâce à leur entraîneur letton Valdemars Baumanis (1905-1992) et à ses deux compatriotes Janis Zebelins et Léonids Lusars. Devant les résultats éloquents du club, le journal L’Equipe lui attribue en 1950 le challenge du « Meilleur club de France. » Mais avec le basket-ball qui rejoint l’élite nationale (1951-1952) le football fait aussi la une de la presse sportive le 6 février 1955 lors de la rencontre en coupe de France contre le stade de Reims. Le club répond aussi aux demandes des familles en organisant les jeudis de la jeunesse avec le cinéma dans la baraque accolée au siège, les colonies de vacances et en proposant de nouvelles activités comme le judo, le chant choral, le bagad etc… Mais l’abbé Laudrin s’investit également au sein des Français Libres en donnant des conférences partout en France. Le 18 juin 1956, il est à Saint-Louis des Invalides à Paris et son allocution est remarquée par le général de Gaulle qui lui écrit quelques mois plus tard : « Monsieur l’Abbé, C’est au moment où je partais en voyage que m’est parvenu le texte de la très belle allocution que vous avez prononcée le 18 juin, à Saint-Louis des Invalides. Je n’ai pu, pour cette raison, vous dire plutôt combien je l’ai appréciée. Cette évocation de la France combattante dans ce qui fut son âme même m’a paru singulièrement émouvante. En vous assurant de la fidélité de mon souvenir, je vous prie de croire, Monsieur l’Abbé, à mes sentiments respectueux. » Après ces escapades nationales, il est heureux de retrouver l’ambiance familiale et sportive de la rue Duguay-Trouin et de motiver les dirigeants et nombreux bénévoles qui se dévouent sans compter au sein du club. Mais le CEP, c’est encore les soirées de gala à la salle Brisset comme les combats de catch qui se jouent à guichets fermés et l’indispensable kermesse.  Désormais le club est bien enraciné dans le paysage lorientais et le moment est venu pour l’abbé Laudrin de se lancer dans de nouvelles aventures.  Le 1er juin 1958, le retour au pouvoir du général de Gaulle et les sollicitations des responsables politiques morbihannais emportent sa décision. Il accepte de se lancer dans la bataille des législatives.  

L’homme politique
Il refuse de se présenter à Lorient car il souhaite « laisser en dehors des polémiques électorales, cette œuvre à qui j’ai donné une si large part de ma vie. Enfin, je ne pouvais décemment me poser en face de mes deux excellents camarades, candidats à Lorient[8] » M. Maurice Bardet (1903-1989) président des F.F.L. et M. Paul Bollet (1912-1976), conseiller municipal de Lorient, membre actif du CEP depuis l’origine et se présentant sous l’étiquette de la Démocratie Chrétienne. Il choisit de poser sa candidature dans la 3e circonscription de Pontivy (Pontivy, Baud, Elven, Grandchamp, Locminé, Rohan, Saint-Jean-Brévelay). C’est le retour au pays natal pour le Locminois d’origine et de cœur et « pas un autre candidat parmi ceux qui me sont opposés, ne peut, en réalité, argumenter avec un meilleur accent du terroir. » Il est candidat d’Union et se réfère au général de Gaulle « qui demande, avant tout, des hommes de caractère et des consciences droites. » La soutane est un avantage considérable et ses multiples engagements plaident en sa faveur. Aussi, il est facilement élu au second tour et entre à l’Assemblée nationale (UNR- UDR) où il sera constamment réélu jusqu’à son décès en 1977. Désormais député, il est incontournable dans la circonscription et son inlassable activité fait merveille à tel point que le 7 juin 1962, il est élu représentant de la France au Parlement Européen. Les mandats électifs s’enchaînent et le 19 mars 1965, il est élu dès le premier tour maire de Locminé et le 23 septembre 1967, conseiller général du Morbihan. Le 13 mars 1977, il se représente aux élections municipales de Locminé et est mis pour la première fois en ballotage. Hélas, il n’assiste pas à la fin du scrutin car il décède entre les deux tours, le 19 mars 1977 à Locminé. C’est un grand moment de désarroi pour ses colistiers qui se retrouvent la veille du scrutin sans leur maire. Le dimanche 20 mars 1977, sa liste est réélue et tout au long de la journée électorale l’émotion est perceptible parmi la population attachée à l’homme qui administrait avec autorité et sagesse la cité. L’Assemblée nationale perd également un parlementaire apprécié et le dernier ecclésiastique à y siéger et Lorient une personnalité attachante indissociable du Cercle d’Education Physique et de la mémoire locale.

Un nom de rue
Le 21 décembre 1989, le conseil municipal de Lorient (maire Jean-Yves Le Drian) attribue le nom d’Hervé Laudrin à une rue de la ville.


[1] Par la suite de nouvelles revues en direction de la jeunesse féminine sont publiées : « Bruyères d’Arvor », « Pour servir » etc…

[2] Le Rayon. Décembre 1934.

[3] Le 10 mars 1935, les dirigeants de l’association sportive des Bleuets démissionnent : (Président : le docteur Augé, vice-président : Jacques Giband, secrétaire : l’abbé Turpin, conseillers Pierre Costard et Jean Kéraly.) Le 8 juin 1935, un nouveau bureau est mis en place (président le notaire Joseph Brisset et dans lequel figure l’abbé Laudrin, le pharmacien Félix Lusteau, l’huissier Henri Dieulangard, Jacques Giband…) et décide que la nouvelle société qui poursuit les activités sportives des Bleuets s’appellerait Cercle d’Éducation Physique.

[4] Le Nouvelliste du Morbihan.  Le 16 juin 1935.

[5] Ces dernières se produisent sur le stade de Kergroise (homologué en 1937) tracé avant les rencontres par les bénévoles du club. Le projet est de l’équiper de vestiaires et de douches pour les joueurs et surtout d’une tribune afin d’accueillir des spectateurs payants.

[6]Les Équipes Nouvelles. Février 1939.

[7] Maréchal des Logis chef au 318, Régiment d’artillerie de position. 

[8] La Voix des Sept Cantons. Le 10 novembre 1958

Recherches et texte de Patrick Bollet.

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