Le Bouëdec Louis


Louis Le Bouëdec (1903-2012)
Ingénieur, doyen masculin des Bretons et des Français

Louis Le Bouëdec est né à Kersabiec, alors sur la commune de Keryado, le 12 février 1903. Son père Jean Louis Le Bouëdec est charpentier au port de Lorient et sa mère travaille en tant que ménagère. Après ses études qu’il réussit brillamment à l’école technique supérieure de la Marine, il entre à l’âge de 14 ans à l’arsenal de Lorient en tant qu’apprenti. Devenu ingénieur des Directions des Travaux, il termine sa carrière professionnelle au poste de directeur du centre de formation technique de la DCAN (Direction des constructions et armes navales).

Durant la Seconde Guerre mondiale, alors qu’il est le chef de la pyrotechnie de Tréfaven, il transmet des renseignements au réseau de résistance Alliance. À la libération, il est chargé de remettre le site en état. En 1949, pour son engagement dans la résistance pendant l’occupation allemande, il est fait chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur.

En 1963, après avoir travaillé 46 ans pour l’Arsenal de Lorient, dont 24 années en tant qu’officier ingénieur, il prend sa retraite dans sa maison lorientaise. Son épouse Mélanie Anne-Marie Nicolas, née à Lanester le 10 juillet 1907, décède à Lorient le 19 avril 1995. De leur union, sont nés deux enfants, puis quatre petits-enfants, et huit arrière-petits-enfants. En 2001, il entre au foyer Vallon Breuzent (Ploemeur).

D’abord doyen masculin des Bretons depuis son 108e anniversaire avant de devenir le doyen des français un an plus tard. Fidèle supporter des Merlus, le 3 avril 2012, le jour de son 109e anniversaire, il reçoit les honneurs de l’entraîneur du FCL, Christian Gourcuff qui lui remet un maillot floqué à son nom et portant le numéro 109. Il est donc doyen des Bretons du 3 avril 2011 au 21 août 2012 et doyen des Français du 3 avril 2012 au 21 août 2012.

Il décède le 21 août 2012. La directrice du foyer Vallon Breuzent garde le souvenir de quelqu'un qui respirait la joie de vivre et le bonheur. […] Ses yeux pétillaient de malice et il poussait souvent la chansonnette. Impossible de ne pas tomber sous le charme. [...] Il était agréable, souriant, gai, volontaire. Il donnait de vraies leçons de vie.

Il est inhumé sur la commune de Lanester.

Louis Le Bouëdec se définit lui-même comme un heureux de la terre.

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