Le Meur Louis


Louis Le Meur est né à Clohars-Carnoët (Finistère), le 12 juin 1917, de Joseph, Marie Le Meur, âgé de vingt-huit ans, commerçant et de Marie, Françoise Maoût, âgée de vingt-quatre ans, cultivatrice.  Cet ancien élève du lycée Dupuy-de-Lôme à Lorient est un jeune cycliste prometteur qui participe à de nombreuses courses locales comme le 17 juin 1934, au gala cycliste du Vélo Sports Lorientais au parc des sports de Lorient. Il se présente également la même année à Montlhéry au « Premier pas Dunlop. » En octobre 1938, il passe avec succès le concours d’élève-pilote de carrière de l’armée de l’air et « termine » la guerre avec le grade de sergent-pilote.  Au mois d’août 1940, le réseau « Alliance » est créé afin de fournir des renseignements aux Français-Libres du général de Gaulle à Londres. Soucieux de servir son pays, Louis Le Meur rejoint le réseau comme agent de renseignement, sous le pseudonyme de « Sioux. »  Devant l’efficacité de ce réseau, les Allemands déploient de gros moyens pour le neutraliser. Louis Le Meur est arrêté en mars 1944 et le 20 mai, il est déporté « NN » (Nacht und Nebel) au camp de concentration nazi de Schirmeck dans le Bas-Rhin. Caricaturiste de talent, il croque ses compagnons d’infortune permettant par la suite de les identifier. Devant l’avance des Alliés, les 106 membres du réseau Alliance incarcérés à Schirmeck sont transférés sur ordre du Haut commandement de la Wehrmacht, au camp de concentration du Struthof en Alsace et exécutés d’une balle dans la nuque dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944. Leurs corps sont incinérés dans le four crématoire du camp1 Parmi les victimes assassinées : le Lorientais Louis Le Meur, « Mort en déportation », le 2 septembre 1944 à l’âge de 27 ans. Son nom figure sur la plaque commémorative dédiée aux 106 membres « du service de renseignements Alliance des Forces Françaises Combattantes qui ont été massacrés dans la nuit du 1er septembre 1944 » apposée au camp de concentration de Natzweiler-Struthof. Le 21 avril 1970, le conseil municipal de Lorient honore sa mémoire en attribuant son nom dans le quartier de Keryado à une rue de la ville. Il habitait 6, rue Beauvais à Lorient.  Mort pour la France.

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Recherches et texte de Patrick Bollet.

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