Le Rouzo Gilles


Le Rouzo Gilles Louis Marie (1923-1946)
Capitaine de la marine marchande
Chevalier de la Légion d’honneur
Médaille de la Résistance
Croix de guerre avec palme
Sous-lieutenant Forces Françaises Combattantes
Déporté et Interné Résistant
Mort pour la France

« Je dirai malgré tout que cette vie fut belle. » Louis Aragon

Né à Hennebont (Morbihan), le 4 février 1923, de Joseph, Marie Le Rouzo et de Jeanne, Françoise, Marie Le Moing.  À l’âge de vingt ans, ce jeune capitaine au long cours rejoint le réseau de renseignements britannique Alibi et est invité à rejoindre la France libre en Angleterre. Alors qu’il effectue ce voyage, il est arrêté le 3 novembre 1943 à Cerbère dans les Pyrénées-Orientales. Le 14 décembre 1943, il fait partie d’un convoi qui part de Compiègne (Oise), vers le camp de concentration de Buchenwald en Allemagne. Le 11 janvier 1944, il est transféré au Kommando de Dora à Harzungen.  Libéré par les troupes américaines, le 11 avril 1945, les survivants des camps de la mort sont rapatriés dans un triste état dans leur pays d’origine. C’est le cas de Gilles Le Rouzo qui retrouve la France et la ville de Lorient. Hélas, il décède le 21 mars 1946 à Lorient à l’âge de 23 ans. Le 25 mars 1957, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume « en souvenir de ses services, son douloureux calvaire et sa poignante mort.[1] » Il habitait 8, rue César à Lorient. Il est inhumé au cimetière de Kerentrech. Carré 68 - Tombe n° 6.  Le 12 novembre 1971, le conseil municipal de Lorient (Maire Yves Allainmat) donne son nom à une rue de la ville.


[1] Lettre de remerciement de son père au général, président de la grande chancellerie de la Légion d’honneur (21 mai 1957).

Recherches et texte de Patrick Bollet.

© 2018 - Site officiel des Archives et du patrimoine de la Ville de Lorient

Retour en haut