Robert du Costal Yvonne


Yvonne Robert du Costal (1899-1945)
Résistante - Féministe
Morte en déportation

Yvonne, Mathilde Le Marec Yvonne (épouse Robert du Costal) est née le 18 mars 1899 à Lorient. Déportée par convoi parti de Pantin le 15 août 1944 vers le KL de Ravensbrück (matricule 57742). Transférée à Torgau (kommando du kl de Buchenwald) puis celui de Rechlin. Elle décède le 3 mars 1945.

Yvonne Le Marec, née le 18 mars 1899 à Lorient, est issue d’une famille nombreuse de sept enfants.

Sa mère Berthe Jouan est institutrice. Son père, Jean-Marie Le Marec, ancien enseignant, tientune librairie-papeterie 4 rue Victor Massé où est domiciliée la famille.
Le décès de Georges, frère aîné d’Yvonne, au début de la Première Guerre mondiale est un drame pour la famille. Jean-Marie est très meurtri par la disparition de son fils. Il céde son commerce à Jean Craff en 1919 et travaille alors comme courtier en librairie. Yvonne, élève au collège de jeunes filles, obtient en 1916 la mention très bien pour sa cinquième année d’études ainsi que le certificat de fin d’études secondaires.

Elle épouse, le 30 avril 1927 à Paris 4e, Guy Robert du Costal, artiste et poète. De leur union naît un fils en 1929. Femme énergique, elle oeuvre au sein de mouvances pour l’obtention du droit de vote des femmes. Refusant la défaite, dès juin 1940, Yvonne et son époux s’engagent dans la Résistance en rejoignant le Mouvement Libération-Nord. Guy est délégué par le mouvement au noyautage administratif de la préfecture de la Seine. Yvonne œuvre dans l’ombre.
Pendant quatre ans, ils multiplient les réunions clandestines et contribuent à l’essor du plus important mouvement de résistance français. Ils abritent à leur domicile, 6 rue des Beaux-Arts à Paris 6e, des réunions du Parti socialiste qui, comme la plupart des mouvements politiques français, n’existent plus en tant que tels. Ils hébergent aussi des membres du comité directeur de Libération Nord. Le 24 mai, le couple est arrêté par des miliciens français à leur domicile et après interrogatoires livré à la Gestapo. Yvonne est déportée le 15 août 1944 de Pantin vers le KL Buchenwald puis transférée le 21 août 1944 au KL Ravensbrück (matricule 57742). Elle est transférée au Kommando de Torgau situé à 50 km au nord-est de Leipzig, usine de munitions et d’explosifs ouverte en septembre 1944 où travaillent des détenues femmes (250 s’y trouvent en janvier 1945) et enfin à Rechlin (Allemagne) où elle meurt le 3 mars 1945, âgée de 46 ans.

Yvonne reçoit à titre posthume la médaille de la Résistance (JO du 10 juin 1960). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Larmor-Plage et dans l’église de Notre-Dame de Consolation de Saint-Germain-des-Prés.


Son mari est libéré le 13 avril 1945 mais décéde peu après, le 27 mai 1945, à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris 13e de suites des mauvais traitements durant son internement. Il obtient également la médaille de la Résistance à titre posthume. Il fait partie des 197 écrivains Morts pour la France durant la guerre dont les noms sont gravés au Panthéon. Sur leur maison, située 5 rue des Beaux-Arts à Paris, une plaque est apposée en leur mémoire.

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